Plus de cinq ans après l'assassinat de Samuel Paty, quatre accusés, déjà condamnés en première instance, sont rejugés devant la Cour d'assises d'appel spéciale de Paris à partir de ce lundi. Reconnus coupables d'avoir participé de près ou de loin à cet attentat islamiste survenu en octobre 2020, ils espèrent faire réduire leur peine allant de 13 à 16 ans de prison.
Il y a plus de cinq ans, le professeur d'histoire géographie Samuel Paty était assassiné. Les quatre personnes accusées d'avoir perpétré cet attentat islamiste ont été condamnées en première instance à des peines allant de 13 à 16 ans de prison.
Parmi les accusés figurent les deux hommes à l'origine de la cabale lancée à l'encontre du professeur. Alors qu'ils sont de nouveau jugés à compter de ce lundi 26 janvier, devant la Cour d'assises d'appel spéciale de Paris, les débats se sont ouverts à la mi-journée.
le profil des accusÉs
Dans le box des accusés, les quatre personnes condamnées au meurtre de Samuel Paty sont présentées à la Cour, à commencer par Abdellakhim Sefrioui. Barbe blanche bien taillée, fines lunettes fixées sur le bout du nez, c'est bien le prédicateur islamiste qui avait placé une cible sur le dos du professeur, en relayant activement des vidéos incriminant l'enseignant sur les réseaux sociaux.
Assis à ses côtés se tient Brahim Chnina, le père de la collégienne à l'origine de la vague de haine du professeur. La jeune fille avait effectivement propagé le mensonge voulant que Samuel Paty avait montré des caricatures islamophobes en classe.
Pour compléter le banc des accusés, il y a enfin les deux amis d'enfance d'Abdoullakh Anzorov, l'auteur de l'attentat. Les deux jeunes hommes âgés d'une vingtaine d'années sont suspectés d'être les complices du terroriste islamiste qui a décapité Samuel Paty.
"que la république soit là"
Face à eux, dans le box des parties civiles, se dresse Mickaëlle Paty. "Ils vont jouer autant que possible à faire diminuer les peines qu'ils ont écopées en première instance", déclare la sœur de l'enseignant qui s'attend à vivre un mois difficile.
Prête à repartir au combat contre les islamistes, elle assure "collecter des informations très importantes", "depuis plusieurs mois", qu'elle livrera "la semaine prochaine". Avant d'appuyer qu'elle demande à ce "que la République soit encore là. Qu'elle les condamne et qu'elle les condamne plus lourdement qu'en première instance".
Alors que la présidente de la Cour procède ce lundi à l'appel de toutes les parties civiles avant de lire le rappel des faits, notamment le récit du périple meurtrier du terroriste islamiste, la famille Paty espère une confirmation des condamnations à l'issue du procès.


4 month_ago
21



























.jpg)






French (CA)