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Le Braxgata misera notamment sur les frères Van Doren pour décrocher un premier succès de référence face au Léopold à l'occasion de la cinquième journée de Carlsberg 0.0 Hockey League. Le Brax, vice-champion de Belgique, a battu des équipes de bas de classement (Namur, Beerschot et Daring). La seule défaite a été enregistrée lors de la journée inaugurale sur le terrain du Watducks (3-2). L'équipe de Philippe Goldberg a fluidifié son jeu et ses automatismes durant le dernier mois. Avec des joueurs de la trempe de Loick Luypaert ou d'Arthur Van Doren, la base défensive repose sur un socle très solide.
À 32 ans, le roi Arthur n'a plus rien à prouver à personne. Il a absolument tout gagné. Avec les Red Lions, il a remporté les Jeux olympiques, la Coupe du monde, les championnats d'Europe et la Pro League. En club, il a été sacré champion de Belgique à cinq reprises (Dragons), champion des Pays-Bas à trois reprises (Bloemendaal) et champion d'Europe (EHL) à trois reprises (Bloemendaal). Il fut un temps où gagner était devenu sa norme. Depuis son dernier titre en EHL en mai 2023, celui qui a été élu à deux reprises 'meilleur joueur du monde par la FIH' est rentré dans le rang. Lors des douze derniers mois, il a poussé le Braxgata vers sa première finale en Division Honneur et aidé les Red Lions à remporter la Sultan Azlan Shah Cup ainsi que la Pro League qui était qualificative pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
L'Orée a réalisé un exploit XXL face à Rot-Weiss KolnÀ 32 ans, quels rêves chassez-vous encore sur le terrain ?
Je suis là pour prendre encore du plaisir. Je voudrais offrir au Brax ce qu'il n'a jamais vécu : un titre. La saison passée, nous avons disputé la première finale de l'histoire du club. Nous, les joueurs, nous en voulons toujours plus. Je veux ce premier titre.
Était-ce votre motivation au moment de signer au Braxgata il y a deux saisons ?
Je ne venais pas pour un 'one shot' à Boom. Je voulais un projet solide pour le long terme. J'aime la structure de ce club où tout est pensé de manière pro. J'ai vite ressenti que tout le monde bossait avec une grande motivation pour écrire une belle page de ce club qui le mérite. Le Brax m'avait promis d'aligner une équipe ambitieuse. Les dirigeants ont tenu parole.
Parmi les renforts, le Braxgata a attiré votre frère Loic. Est-ce vous qui avez poussé ce transfert l'été dernier ?
Jouer avec lui est un rêve. Je ressens toujours un immense bonheur quand je sais qu'il est derrière moi sur le terrain. Il reste un très bon gardien. Nous nous voyons tout le temps. Il habite à 700 mètres de chez moi. Il sera le parrain de mon premier enfant dont la naissance est prévue en février. Je n'ai pas de mots pour décrire notre complicité sur un terrain et en dehors. Nous nous étions dit que nous voulions encore vivre une période à deux.
Comme lors de l'âge d'or du Dragons (2014-2018) …
À deux, nous avons remporté quatre titres au Dragons. Ensuite, nos chemins en club se sont séparés. Je suis parti sur Bloemendaal. Lui, il a rejoint Den Bosch. Loic est revenu en Belgique plus tôt que moi. Je me sentais très bien aux Pays-Bas. Il y a deux saisons, j'ai signé au Brax alors qu'il jouait au Dragons. Erik Gysels me parlait depuis quatre ans. Le coach (Philippe Goldberg) fait un super job. Il est là depuis plus de 10 ans. J'ai même travaillé sous ses ordres en BNT.
Nous ne sommes pas en compétition l'un contre l'autre. J'aurais voulu le voir plus souvent au but avec les Red Lions, mais cela ne change rien à l'amour que nous nous portons."
Vos deux palmarès sont fort différents. Êtes-vous du genre à être en compétition l'un et l'autre ?
Je lui souhaite chaque jour le meilleur et inversement. Je ne l'aimerai pas plus s'il gagne un titre de champion de Belgique. Loic a traversé des moments difficiles car il est arrivé comme gardien chez les Red Lions à une époque où Vincent Vanasch était là. Mon frère m'impressionne. Il essaye toujours de pousser au maximum. Nous ne sommes pas en compétition l'un contre l'autre. J'aurais voulu le voir plus souvent au but avec les Red Lions, mais cela ne change rien à l'amour que nous nous portons.
Les hockeyeurs et leurs sticks: Vanasch le superstitieux, Wegnez l'exigeant et Boon le surpuissant"Avez-vous toujours pu profiter pleinement de votre réussite en sachant que votre frère n'était pas toujours à vos côtés pour soulever les trophées ?
Je voulais toujours qu'il soit heureux. Il n'est pas simple d'être heureux si ton frère souffre en même temps. Ce n'est pas parce qu'il n'est pas au but avec les Red Lions que je n'aimais pas jouer ou gagner. Au Brax, nous avons la possibilité de remporter un titre de champion de Belgique ensemble. Ce titre prendrait une saveur particulière pour nous deux.
Le chemin reste long avant de remporter votre neuvième titre en club. Comment évaluez-vous la qualité de la Carlsberg 0.0 Hockey League ?
Le hockey belge a évolué. Personne ne dira le contraire. Nous remarquons de plus en plus que les pc offensif et défensif ont pris une place centrale. Les équipes doivent d'abord bien défendre. Il suffit de fermer à l'arrière et de marquer sur un contre pour faire basculer un match. Gand l'a très bien fait durant sa période de domination. Les Gantois étaient les rois de l'efficacité. Ce jeu en low block a été optimisé un maximum.
Le jeu poétique et offensif est-il mort ?
Tout le monde aimerait développer un jeu offensif à la balle, mais, au final, seul le score compte. L'efficacité, voire le cynisme font partie du jeu. Avant, les coachs se concentraient sur le jeu à la balle, ce qui représentait 90 % de leur travail. Aujourd'hui, le jeu sans la balle est prépondérant. Les Pays-Bas ont poussé l'arrogance à laisser la balle à leur adversaire car ils ont 100 % confiance en eux. Certains clubs néerlandais jouent en men to men car ils savent que chacun de leurs joueurs est plus fort que leur adversaire direct. Par conséquent, ils ne voient aucune raison de perdre. Les Allemands jouent très bas aussi. Ils gagnent tout depuis trois ans en ne touchant pas beaucoup de balles. Si on remonte plus loin, les Belges ont gagné les trois grands titres en profitant du pc offensif d'Alexander Hendrickx.
Revenons au championnat de Belgique. Parlez-nous de la difficulté de figurer dans le top 4…
Tous les clubs sont plus forts. La division est plus homogène. Personne n'est assuré en début de saison de jouer le play-off. D'ailleurs, tous les clubs ont déjà perdu des points après seulement quatre journées. Les staffs bossent de manière très professionnelle. Tout le monde est concentré. Les joueurs jouent avec des GPS et d'autres gadgets technologiques de pointe. Tout est calculé : chaque sprint, chaque effort,…
Ces dernières années, la différence s'est souvent faite à l'infirmerie. Les noyaux ne sont-ils pas trop étroits ?
Les bancs sont solides. Si une équipe doit composer avec deux ou trois blessés, tout se complique. Tout le monde aligne des équipes structurées de la même manière. Moi, je pense que la différence se fait au niveau des joueurs de club, c'est-à-dire ces joueurs qui ne figurent pas dans un programme international. Ils sont souvent sous-estimés alors qu'ils sont essentiels.
Le système en équipe nationale ne peut pas devenir plus performant si on en fait moins. Je n'y crois pas."
Pour le moment, les pontes du hockey belges discutent de cet équilibre au niveau du calendrier entre les Red Lions et les clubs. Pensez-vous que l'équipe nationale doit réduire la voilure ?
Je suis certain que les deux parties ont de bons arguments. Faut-il changer les horaires des Red Lions ? Je ne le pense pas. Il me semble important de suivre la même cadence. Chacun se donne à 100 % tous les jours. Le staff aussi. Nous ne devons pas nous voir moins, mais nous pouvons réfléchir sur le contenu que nous mettons dans ce programme. Certaines actions peuvent être ajustées. Quand je vois l'importance au Watducks d'un Max Van Oost et d'un Tommy Willems, je suis persuadé qu'ils ont pris un tel volume de jeu grâce aux entraînements avec les Red Lions. Personne ne devient moins bon en évoluant avec le programme de l'équipe nationale. Je préfère qu'on analyse ensemble les points de force et de faiblesse. Le système ne peut pas devenir plus performant si on en fait moins. Je n'y crois pas. Si nous voulons de meilleurs résultats, nous devons travailler plus ou mieux.
Dimanche, vous affrontez le Léo. Qu'attendez-vous de ce match au sommet ?
Le Léo représente l'adversaire idéal pour se situer. Nous avons réalisé un bon début de championnat. Notre manière de jouer est positive. Nous nous posons les bonnes questions pour progresser.
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