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Les membres de la communauté népalaise du Canada à Toronto tentent de joindre leurs proches, tandis que des groupes locaux s'organisent pour envoyer de l'aide à la suite des inondations éclair survenues mercredi dans certaines régions du Népal.
Au moins 353 personnes ont été tuées et des centaines d'autres étaient portées disparues jeudi matin, à la suite d’une crue éclair dans une zone frontalière entre le Népal et la Chine.
Selon l'Office du tourisme du Népal, parmi les disparus figurent au moins 25 touristes canadiens.
Une avalanche provenant d'un glacier est probablement à l'origine de cette inondation soudaine, selon les experts du Centre international pour le développement intégré des montagnes, basé à Katmandou.

Des maisons sont partiellement submergées dans des eaux boueuses le long d’une rive après des crues soudaines à Trishuli Bazar, dans le district de Nuwakot au Népal, le 26 août 2026.
Photo : Getty Images / Prabin Ranabhat (AFP)
Khagendra Kandel, membre du conseil d'administration de l'organisme Nepalese Canadian Community Services (NCCS) à Toronto, tente de joindre des amis au Népal qui travaillent comme ingénieurs civils dans des centrales électriques de la zone touchée, mais ses appels tombent sur leur boîte vocale et ses messages demeurent sans réponse.
Il lui a fallu cinq heures d'envois de messages texte pour apprendre qu'un de ses amis était sain et sauf, rapporte-t-il. Cet ami a survécu en escaladant une montagne avec son épouse et leurs jumeaux, explique M. Kandel, qui est toujours sans nouvelles de nombreux autres proches.

Khagendra Kandel, membre du conseil d'administration de l'organisme Nepalese Canadian Community Services, dit craindre pour plusieurs de ses amis, dont il est sans nouvelle.
Photo : Radio-Canada
Mes amis, avec qui j'ai passé mes quatre années de baccalauréat, ont disparu du jour au lendemain. Jusqu'à hier, nous nous envoyions des messages texte, des captures d'écran, des blagues et des nouvelles, mais maintenant, les messages ne sont même plus distribués.
Tout est hors service
Khagendra Kandel avoue avoir du mal à assimiler ce qu'il voit aux informations.
Hier soir, quand j'ai parlé à mes amis avant d’aller dormir, tout allait bien. En l'espace de six heures, tout a changé, déplore-t-il.
L'endroit où cela s'est produit est une région montagneuse, et cette inondation éclair a tout balayé : les bâtiments, les routes, les ponts, les tours de télécommunication, les poteaux électriques. Tout est hors service, ajoute-t-il.
Chaque personne disparue a une famille au pays qui attend un appel ou un message. De nombreuses familles tentent toujours de savoir où se trouvent leurs proches.
M. Kandel souligne que la dévastation est incroyable.
Pour ceux qui regardent cela aux bulletins d'information, ce ne sont que des nouvelles, mais pour nous, les Népalaises et les Népalais, c'est notre communauté. Ce sont nos proches et nos amis qui sont portés disparus. Ils sont injoignables.
Nous voulons aider par tous les moyens possibles
Sudarshan Sapkota, président des NCCS à Toronto, qualifie de très perturbantes les images provenant du Népal.
Nous voulons aider par tous les moyens possibles, déclare M. Sapkota. Nos pensées accompagnent toutes les personnes touchées. Nous espérons que ceux avec qui nous avons perdu le contact sont en sécurité.

Un bilan provisoire fait état de plus de 350 morts et de quelque 1300 disparus, dont au moins 25 Canadiens.
Photo : Associated Press / Niranjan Shrestha
M. Sapkota ajoute que l'organisme reçoit de nombreux appels de Népalais vivant au Canada qui n'arrivent pas à joindre les membres de leur famille.
Ils nous demandent si nous pouvons les aider, dit-il.
Jeudi après-midi, des groupes de la diaspora népalaise et des élus se sont réunis à Mississauga, pour aider à organiser les ressources et faire un bilan de la situation.
La députée de Brampton Sud, Sonia Sidhu, était sur place.
Le ministère d’Anita Anand [ministre des Affaires étrangères] a déployé cinq responsables consulaires supplémentaires à Katmandou afin de soutenir les efforts, a-t-elle souligné. Nous sommes aussi en contact avec d’autres alliés pour voir qui peut aider.

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Le reportage de la journaliste Lise Villeneuve
Mme Sidhu invite par ailleurs les personnes dont un proche manque toujours à l’appel à contacter Affaires mondiales Canada ou son bureau afin d’obtenir de l’aide.
De cette façon, Affaires mondiales Canada saura qu’ils doivent identifier cette personne, la rechercher et être en mesure de communiquer le résultat de leurs recherches, ajoute Deepak Anand, député provincial de Mississauga-Malton.
Toute aide qui peut être envoyée, qu’elle soit financière ou autre, ainsi que toutes les ressources disponibles sont les bienvenues. J’encourage fortement les gens à communiquer avec le bureau de Sonia Sidhu. [...] Ils seront en mesure de transmettre l’aide aux personnes qui sont sur le terrain.
D'Etobicoke, l’organisme GlobalMedic a offert des unités de purification d'eau, des trousses d'urgence et a envoyé des drones pour aider aux opérations de sauvetage.
Trop tôt pour parler de reconstruction
Entre-temps, la Non-Resident Nepali Association (NRNA) au Canada a déjà commencé à recueillir des fonds pour venir en aide aux sinistrés.
Punya Marahatta, vice-président principal de NRNA au Canada et expert en gestion des risques de catastrophe, rappelle qu'une urgence comporte trois phases : les secours, l'aide d'urgence et la reconstruction. Selon lui, il est encore trop tôt pour parler de reconstruction.
Nous ne sommes pas encore en mesure de réfléchir à la manière de tout reconstruire, mais ce que nous essayons de faire, c'est de fournir une aide immédiate pour l'instant, explique-t-il.
Avec les informations de CBC News, La Presse canadienne et Associated Press


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