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Quatre ans après avoir échappé à Richard Mantha, reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement trois femmes, Aimee Ert dit pardonner à son agresseur.
Je pardonne à Richard Mantha. Pour moi-même, pas pour lui.
La victime Aimee Ert a prononcé ces mots mardi devant un tribunal de Calgary, où se déroulait l’audience de détermination de la peine de l’homme reconnu coupable.

Aimee Ert, anciennement connue sous le nom d'Avery par CBC News, a déclaré vouloir inspirer les gens grâce à son histoire. (Karina Zapata/CBC)
Photo : Radio-Canada
Désignée depuis plusieurs mois sous le pseudonyme Avery, l’ordonnance de non-publication qui protégeait l'identité d'Aimee Ert a été levée au cours de l’audience.
En rendant son nom public, elle souhaite que son parcours donne de l’espoir à d’autres personnes.
Je me suis battue pour ma vie. J’espère maintenant pouvoir aussi me battre pour les autres. Je me pardonne aussi de l’avoir laissé me faire du mal. Mais je n’oublierai jamais ce qu’il m’a fait.
Richard Mantha, 62 ans, a été reconnu coupable en avril de six infractions liées à trois agressions sexuelles et à des menaces proférées contre une quatrième femme.

Richard Mantha faisait initialement face à 20 chefs d’accusation concernant sept femmes. La plupart étaient des travailleuses du sexe en situation de vulnérabilité et vivaient avec des problèmes de dépendance.
Photo : Facebook/Richard Robert Mantha
L’une avait été droguée, alors qu'une autre avait été étouffée et agressée avec une arme.
Une peine pouvant atteindre 13 ans
La Couronne réclame une peine d’emprisonnement de 10 à 13 ans contre Richard Mantha, alors que la défense propose une modification de durée, de cinq à sept ans.
Pour sa part, Aimee Ert avait témoigné avoir été droguée, étranglée et agressée sexuellement après avoir accepté d’accompagner Richard Mantha sur sa propriété rurale, à l’est de Calgary.
Ces crimes portent atteinte au sentiment de sécurité, à l’autonomie et à l’estime de soi des victimes .
La juge Judith Shriar rendra sa décision le 17 septembre.
Survivante plutôt que victime
Depuis l’agression, Aimee Ert éprouve toujours des difficultés dans sa vie professionnelle et dans ses relations.
Elle refuse désormais de se laisser définir par ce qu’elle a subi et souhaite être considérée comme une survivante plutôt que comme une victime.
Quelle que soit la peine imposée, Aimee Ert espère que justice sera rendue et que son agresseur recevra l’aide dont il a besoin.
Avec les informations de Karina Zapata (nouvelle fenêtre).


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