Quoi de mieux, afin de revaloriser notre condition humaine mise à mal par l’automatisation croissante et les progrès de l’intelligence artificielle, que de contempler ce qu’est capable de faire la main de l’Homme dans sa perfection et ses défauts? Telle est la promesse que tient implicitement la biennale Homo Faber – «l’homme qui fabrique», en latin –, consacrée à l’artisanat contemporain et qui a lieu à Venise jusqu’au 30 septembre sous l’intitulé An Island of Light («une île de lumière»).
Dans le refuge de calme et de verdure que représente l’île de San Giorgio Maggiore, cette quatrième édition, organisée par la Michelangelo Foundation for Creativity and Craftsmanship, en partenariat avec la Fondazione Giorgio Cini et la Fondazione Cologni dei Mestieri d’Arte, offre à notre regard près de 700 objets créés par plus de 500 artisans de 70 pays au sein de 15 installations immersives spectaculaires imaginées par Es Devlin, artiste et scénographe britannique qui officie en tant que directrice artistique de cet opus.


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