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Par Bruno Corty, pour Le Figaro Littéraire
Publié le 22/08/2026 à 13h00
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ENQUÊTE - L’écrivain, secret et discret, achève un cycle entamé en 1985. Comment un tel tour de force a-t-il été possible en pleine rentrée littéraire ?
Un feu d’artifice. Une orgie de mots au service d’histoires sombres, étranges, portées par des personnages aux noms improbables, des tueurs, des magiciens, des créatures hybrides, dans des décors d’apocalypse, des déserts, des villes en ruine, des rues jonchées de carcasses, de charognes. Bienvenue dans l’univers d’Antoine Volodine. Au crépuscule de sa vie, l’écrivain offre à un public qui le suit depuis 1985 sa dernière partition, un finale grandiose décliné en onze ouvrages publiés par onze éditeurs entre le 26 et le 28 août. Onze volumes coiffés d’un nom, Infernus Iohannes, pseudonyme d’un collectif d’auteurs dont Volodine se dit le porte-parole.
En pleine rentrée littéraire avec plus de 450 titres proposés, alors que le livre se porte mal, une telle performance est-elle raisonnable ? Comment a-t-elle été possible ? Ne faut-il pas plutôt voir le panache d’un dispositif hors norme qui est aussi le testament d’un écrivain immense ? Pour essayer de comprendre, nous avons interrogé…


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