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Neuf agents de la police de Toronto font face à des accusations en lien avec des cas de violence impliquant des remorqueuses et leurs exploitants à travers le Grand Toronto, d’après des sources de CBC News.
CBC News ne nomme pas les sources, car elles ne sont pas autorisées à divulguer des renseignements publiquement.
Les agents sont accusés de trafic, d’avoir fait couler des adresses à des tueurs à gages et d’avoir partagé l’adresse de policiers, selon les sources. L’enquête a aussi permis de découvrir un complot pour tuer un commandant d’unité du Centre de détention du Sud de Toronto, disent les sources.
Les sources ont aussi informé CBC News que deux agents ont comparu en cour mercredi. Une source affirme qu’ils ont été relâchés sous promesse de comparaître. Des sources indiquent aussi que les autres agents comparaîtront jeudi.
Une enquête menée dans la région de York
L’enquête a été menée par la police régionale de York, selon des sources.
Une conférence de presse concernant une longue enquête sur le crime organisé et la corruption est prévue jeudi matin. Le chef de police de Toronto, Myron Demkiw, participera à l’événement médiatique.
La police de Toronto n’a pas fourni de commentaires sur l’affaire pour l’instant et pointe vers le point de presse de la police régionale de York. La Commission des services policiers de Toronto n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire de CBC News.
Par voie de communiqué, l’Association des policiers de Toronto affirme être au courant de l’arrestation de plusieurs membres mercredi. Elle ajoute qu’elle s’assurera que ses membres soient traités selon les procédures officielles et que de l’appui est offert pour leur bien-être si nécessaire.

L'enquête a été menée par la police régionale de York (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Arlyn McAdorey
La mairesse de Toronto, Olivia Chow, a déclaré qu’elle ne ferait pas de commentaire mercredi soir.
La violence liée à l’industrie du remorquage est devenue un problème majeur à Toronto. En 2024, 63 fusillades et décharges d’armes à feu associées à des disputes dans l’industrie sont survenues, soit l’équivalent d’environ 13 % des événements de ce genre à Toronto cette année-là.
La police de Toronto a créé un groupe de travail l’an dernier pour s’attaquer à la hausse de la criminalité et de la violence liée à l’industrie du remorquage.
Un ancien directeur choqué
L’ancien directeur de l'Unité des enquêtes spéciales, Ian Scott, est préoccupé par le nombre d’agents qui auraient été accusés dans l’affaire.
C’est plus qu’un policier corrompu. Ça semble être un enjeu systémique, constate M. Scott, qui a dirigé l’organisme chargé d’enquêter sur des événements mettant en cause des policiers de 2008 à 2013. Peu importe la façon de le regarder, cela met en lumière de graves problèmes au sein du service de police, dit-il.
Il compare l’enquête à celle d’un dossier en 2012 durant lequel cinq membres de la brigade de stupéfiants de la police de Toronto ont été reconnus coupables d’entrave à la justice pour avoir falsifié des notes relatives à une perquisition effectuée sans mandat.

Les arrestations seraient liées à l'industrie du remorquage (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / David Donnelly
Mais le présumé lien avec l’industrie du remorquage est inquiétant, dit-il, en raison de la possible connexion entre des agents et le crime organisé.
C’est tout à fait inacceptable, ajoute-t-il au sujet des accusations, qui n’ont pas subi l’épreuve des tribunaux. Il note que les allégations voulant que la police ait comploté pour assassiner l’un de leurs collègues sont particulièrement troublantes.
Frank Cormier, un professeur de criminologie à l’Université du Manitoba, estime que la police de York doit avoir effectué une longue et complexe enquête si elle a déposé des accusations aussi sévères.
La police est peu disposée à enquêter sur elle-même et déposer des accusations à moins que la preuve ne soit très claire, observe le professeur.
Avec les informations d’Ethan Lang, John Rieti, Michelle Song et David Lao de CBC


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