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Le journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard a célébré en fin de semaine à Miscouche son demi-siècle.
La Voix acadienne est la mémoire collective et le miroir de tout ce qui s’est passé depuis 50 ans dans la communauté francophone de l’île, a souligné dimanche la rédactrice en chef Marcia Enman, dans une entrevue au Téléjournal Acadie.
En poste depuis les premières années d’existence du journal, Marcia Enman se prépare à céder le poste qu’elle occupe depuis 1978.
Sans dévoiler le plan de succession exact du journal, la rédactrice en chef indique que les rouages sont bien en marche et qu’elle pourra bientôt profiter d’une retraite bien méritée.
Dans les prochaines semaines, on devrait avoir une idée de la personne qui va me remplacer. Le conseil d’administration va l'annoncer, a-t-elle confié. Il y a des choses en train de se faire.

Marcia Enman, directrice générale de La Voix acadienne, le 2 mars 2023 à Wellington, à l'Île-du-Prince-Édouard.
Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond
Dans un univers médiatique qui n’a pas été facile pour les médias locaux, Marcia Enman se réjouit de la solidité des assises financières de La Voix acadienne, et croit qu’il est bien positionné pour affronter les tempêtes futures.
Elle confie qu’elle n’était pas aussi confiante au tournant des années 1990, quand le journal a traversé des moments difficiles.
On avait beaucoup de déficits, année après année. Il n'y avait pas de moyens de sécuriser le journal à ce moment-là, relate-t-elle.
On a établi un fonds de fiducie, qu'on a nommé d'après le premier rédacteur en chef de La Voix acadienne. Ça s'appelle la Fondation Jean-H.-Doiron. Quand on avait des bonnes années, on mettait tout notre profit dans la fondation, explique-t-elle.
Le fonds a fructifié et les intérêts permettent d’y puiser des ressources, en cas de nécessité, sans toucher au capital. Marcia Enman croit que la personne qui lui succédera aura les moyens d’assurer la survie de cette voix importante pour la communauté francophone.
On est en bonne sécurité financière pour le futur. Je vais pas dire pour 300 ans, mais pour un bout de temps, dit-elle.
D'après les renseignements de Kristina Cormier


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