NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
C’est la Semaine québécoise des marchés publics jusqu’au 10 août et la saison des cultures maraîchères bat son plein en Abitibi-Témiscamingue. Les producteurs de la région d’Amos connaissent une très bonne saison, malgré certains accrocs avec Dame Nature.
L’un des éléments marquants de la saison est sans contredit la sécheresse du début du mois de juillet. Un temps chaud et sec qui a eu de bons effets pour certains producteurs, dont Nancy Marcotte, des Jardins de la colonie de Saint-Mathieu-d’Harricana.
Avec le soleil et la chaleur, tout s’est bien développé. Je suis facilement capable d'irriguer mes champs. Donc, jusqu'à maintenant, c'est impeccable. C'est ma meilleure saison en 15 ans de production, souligne celle qui produit directement sur l’esker Saint-Mathieu–Berry.
Esker qui lui permet d’arroser à profusion et avec une eau de grande qualité. J’ai aussi bien géré les insectes. Ma texture de sol s’améliore au fil des années. Jusqu’à maintenant, ça s’annonce comme une bonne saison, analyse Nancy Marcotte, qui surveille maintenant sa production d’ail pour l’automne.

Nancy Marcotte connaît sa meilleure saison en 15 ans.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Des marchés populaires
Des conditions qui sont aussi bien accueillies par William Pack, du Pack des saveurs d'Amos.
Je suis capable d’arroser ce qui est important, ce qui prend beaucoup d’eau. Sinon, mes autres jardins sont déjà dans un trou d’eau, alors ça va. Je trouve que ça pousse. Il fait chaud cette année, alors ça va bien, affirme-t-il.
La chaleur a tout de même eu des inconvénients. Par exemple, la laitue a poussé trop vite et est montée en graines avant qu'on puisse en vendre. En revanche, les tomates poussent plus vite et devraient rougir prochainement.
Je fais beaucoup de champignons sauvages, et là, vu qu’il fait chaud et sec, il y en a moins que les autres années.

En plus de légumes, William Pack vend des produits transformés et des pâtisseries.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Malgré tout, M. Pack anticipe une excellente saison, sa meilleure en cinq ans d’existence.
Je dirais que la saison des marchés publics est ma meilleure. Pas juste à Amos, mais aussi à Barraute, à Senneterre et à Val-d’Or. J’ai battu toutes mes autres saisons. Il y a plus de monde qui vient. Je pense qu’il y a eu beaucoup de sensibilisation par rapport à ça, indique-t-il.
Un peu de retard
L’épisode de sécheresse a tout de même donné du fil à retordre à certains producteurs, entraînant des retards ou nuisant carrément à la production de certains légumes.
« La sécheresse a quand même été bien contrôlée parce qu’on a un bon système d’irrigation », explique Michel Ébacher, propriétaire de la ferme Espo'Art d'Amos.
« Sur le plan des serres et des tunnels, c'est plus la chaleur qui a vraiment fait avorter des légumes, des concombres, des trucs comme ça. On a comme un creux de production », ajoute-t-il.
La sécheresse a aussi donné un pas d’avance aux mauvaises herbes, qui semblent peu s’en préoccuper. Il faut corriger le tir sur ce plan-là, mais sinon, oui, ça augure bien pour le reste de la saison, estime Michel Ébacher.

Michel Ébacher, de la ferme Espo'Art, prend des notes après avoir remis un panier hebdomadaire de légumes à l'un de ses membres.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Le pire est passé
La sécheresse a aussi entraîné des retards pour Stéphanie Cloutier, propriétaire d’Au jardin des chouettes girouettes de Sainte-Gertrude-Manneville, mais le pire semble derrière.
On est comme deux semaines en retard. Il y a eu une grosse sécheresse. Alors, il a fallu beaucoup, beaucoup irriguer. Mais ça ne fait pas le travail d'une pluie. On avait de la misère à biner le sol tellement il était dur. On a vu la différence avec les pluies qu’on a eues par la suite, fait-elle observer.
Sinon, c’est une bonne saison pour Stéphanie Cloutier. On n’a pas de serres chauffées, on arrive donc toujours avec les variétés du moment. On peut donner des trucs aux gens pour cuisiner ces légumes du moment, signale celle qui transforme aussi les légumes plus difficiles à vendre au marché.
Quand on apprend à cuisiner avec la saison, à conserver, on s’adapte bien aux récoltes du moment.
En plus du retard, la chaleur a joué un tour aux producteurs de légumes. Les brocolis, j’en ai eu un petit peu, mais il y en a beaucoup qui sont montés en fleurs. Les radis ont monté en graines. Les rabioles. Tous nos premiers semis, on les a scrappés, il a fallu les repartir. Mais en matière de quantité, je dirais qu’on se rattrape en ce moment, raconte Mme Cloutier.
Pour le reste de la saison, Stéphanie Cloutier souhaite plus de pluie et des nuits chaudes.
Marché public en fête
La Semaine québécoise des marchés publics sera soulignée jeudi à Amos avec la présentation du Marché en fête. Des activités sont prévues entre 11 h et 22 h à la nouvelle Place publique multifonctionnelle et sur la portion de la 1re Avenue comprise entre la rue Principale et le boulevard Mercier.


1 week_ago
21



























.jpg)






French (CA)