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Dans une vidéo publiée lundi sur ses réseaux sociaux, le candidat Renaissance à 2027 appelle ses militants à organiser des rencontres tout au long du mois de septembre.
Le format doit lui permettre de renouer avec le terrain et de combler un retard persistant sur Édouard Philippe dans les sondages pour la présidentielle de 2027. Ses détracteurs l’accusent de favoriser, par sa candidature, un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qu’elle soit testée seule ou aux côtés de celle du patron d’Horizons. Gabriel Attal, lui, entend renverser le rapport de force. Sa méthode : mobiliser sa base militante partout en France, à une échelle inhabituelle.
Dans une vidéo taillée pour les réseaux sociaux, l’ancien premier ministre, bière à la main dans un café parisien, a lancé lundi l’opération «1000 bistrots, soit autant de «rassemblements dans des cafés, dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers». Le tout avec une règle simple : se retrouver «à 5 autour d’une table, ou parfois à 10, parfois à 100», pour «prendre le temps de se parler» autour de son projet. En particulier des quatre «chantiers capitaux» qu’il compte défendre : «École, salaire, frontière, IA». «Parce que cette campagne, je veux la construire avec vous, au plus près de chez vous. (…) On viendra avec nos propositions, pas seulement pour vous les présenter, mais pour en débattre avec vous», promet le chef des députés macronistes.
Avant de s’engager à entendre les remarques de ses convives : «Vous pourrez nous dire ce que vous en pensez, nous faire vos retours, et puis aussi nous porter des propositions.» Loin des tribunes et des salles combles, donc. Trois mois après avoir lancé sa campagne lors d’un rassemblement porte de Versailles à Paris, et à quelques semaines d’une autre réunion publique prévue à Lyon (Rhône) le 10 octobre, Gabriel Attal joue la carte de la proximité.
Que vous me souteniez déjà, que vous hésitiez encore, ou que vous ayez tout simplement envie de parler de 2027, venez.
Gabriel Attal sur ses réseaux sociaux.Une logique déjà explorée par Édouard Philippe, dans un tout autre format : le maire du Havre avait tenu fin juin une vaste «réunion d’appartement», organisée en visio dans plus de 1000 foyers. Manière, aussi, d’activer un imaginaire chiraquien, celui du verre partagé et de la France des terroirs. «Une campagne présidentielle, ce sont des grands meetings, des grands moments, mais je veux aussi que ce soit des moments comme celui-là. Une table, un verre, des discussions en toute simplicité», fait savoir le député des Hauts-de-Seine. «Que vous me souteniez déjà, que vous hésitiez encore, ou que vous ayez tout simplement envie de parler de 2027, venez. Ce sera mille occasions de se retrouver, mille occasions d’échanger sur la France», poursuit l’intéressé, invitant ses auditeurs à s’inscrire ou à organiser eux-mêmes une rencontre.
Au risque, en poursuivant sa campagne en solitaire, d’attiser les divisions au sein du bloc central. Dans ses rangs, plusieurs voix pressent Gabriel Attal et Bruno Retailleau de se ranger derrière le Normand, à commencer par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, soutien d’Édouard Philippe, qui les a invités dimanche à le faire «le plus tôt possible». En attendant, le «comité de liaison» entre Renaissance, le MoDem, Horizons et l’UDI doit se réunir de nouveau le 9 septembre, avec l’espoir de trouver un compromis pour n’aligner qu’un seul champion sur la ligne de départ.


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