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Un habitant de Saint-Clair-de-Halouze (Orne) ne pouvait plus aller travailler à Flers, faute de permis. Il a demandé à la justice une certaine clémence. La décision.
Sur le même thèmeJusticePermis de conduireTribunal de CaenArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Rédaction Flers Publié le 8 sept. 2026 à 5h56
Le juge des référés du tribunal administratif de Caen (Calvados) a étudié la requête d’un « coiffeur débutant » qui réclamait la restitution de son permis de conduire, annulé pour « solde de points nul » en avril 2026.
Il avait perdu ses six points
Fin juin 2026, cet homme avait donc saisi le tribunal administratif de Caen d’un référé-suspension. Il réclamait précisément que soit enjoint au ministère « de reconstituer provisoirement le capital de son permis de conduire à hauteur de six points et de restaurer la validité de son permis de conduire ».
« Coiffeur débutant en contrat à durée déterminée (CDD) à temps partiel » et bénéficiant « d’une promesse d’embauche en contrat à durée indéterminée (CDI) », il expliquait en fait que « son lieu de travail est situé à Flers alors qu’il réside à Saint-Clair-de-Halouze » et qu’il « ne dispose pas d’autre moyen de locomotion ».
Or, il assurait n’avoir « commis aucune autre infraction ».
« Aucun élément probant »
« La réalité de l’infraction n’est pas définitivement établie », ajoutait-il : son avocat avait en fait « élevé un incident contentieux devant le tribunal de police » après qu’il n’avait eu « aucun retour » de l’officier qui « aurait dû le faire citer devant le tribunal de police suite à sa réclamation ».
Reste que « le requérant […] se borne à produire un contrat de travail, une promesse d’embauche et des bulletins de salaire », relève le juge des référés dans une ordonnance du 13 juillet 2026 et qui vient d’être rendue publique. Et il « n’apporte aucun élément probant à l’appui de son allégation selon laquelle il ne pourrait plus se rendre sur son lieu de travail ».
D’ailleurs, ce jeune conducteur avait obtenu son permis le 28 juin 2025 et avait reçu dès le 12 octobre 2025 une contravention après avoir conduit en étant alcoolisé : il avait « au moins 0,10 mg par litre d’air expiré ». Donc « les circonstances invoquées doivent céder devant les exigences de protection de la sécurité routière établies en faveur de l’intérêt général », a tranché le magistrat pour rejeter la requête du jeune coiffeur.
MJ et CB – PressPepper
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