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Un conte adolescent plein de sensibilité, une version queer du Retour de Martin Guerre ou un documentaire sur les enfants terribles de la britpop. La sélection du Figaro.
Adieu monde cruel - À voir
Drame de Félix de Givry - 1 h 33
Adieu monde cruel possède la grâce des premiers films réussis. Présenté en clôture de la Semaine de la critique à Cannes 2026, ce long-métrage sensible et délicat marque les débuts prometteurs du réalisateur Félix de Givry. Le film suit Otto, 14 ans, élève harcelé qui tente de se suicider avant de se terrer dans un couvent abandonné, cherchant à disparaître aux yeux du monde. Ce conte adolescent, à la fois intemporel et ancré dans une réalité brute, évite tous les pièges du misérabilisme grâce à une belle direction d’acteurs et une mise en scène subtile. O. D.
La note du Figaro : 3/4
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Oasis - Don’t Look Back in Anger - À voir
Documentaire de Dylan Southern et Will Lovelace - 2 h 08
En 2025, le groupe Oasis se produisait dans le cadre d’une tournée des stades, seize ans après la séparation du groupe survenue brutalement dans les coulisses du festival francilien Rock en Seine. Un documentaire inédit de Disney retrace aujourd’hui ce périple, depuis les répétitions jusqu’aux ultimes concerts de la tournée. Au cœur de ce film, la relation entre les deux frères Gallagher. Le film fonctionne à trois niveaux : suspense, humour et émotion. Suspense parce qu’on ne sait pas si l’alchimie fonctionnera à nouveau après cette longue interruption. Le documentaire ne s’appesantit jamais sur les raisons profondes de la séparation, et préfère donner à voir deux hommes mûrs se redécouvrant et apprenant à s’aimer. O. N.
(Dans les salles Imax le 9 septembre puis dès le 11, au cinéma)
La note du Figaro : 3/4
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La Vie d’une femme - À voir
Drame de Charline Bourgeois-Tacquet - 1 h 38
RTT, connaît pas. Assurément, ses journées ont plus de vingt-quatre heures. Gabrielle (Léa Drucker) dirige un service de chirurgie maxillo-faciale. Elle n’arrête pas, a tendance à râler tout le temps. À la maison, l’ambiance n’est guère plus calme. Elle décide de s’installer dans un studio. Il n’y a pas que ça. Frida (Mélanie Thierry), une romancière, a décidé de la suivre à la trace pour son prochain livre. Stylo en main, elle lui offre quelque chose d’autre. La Vie d’une femme est bâti en brefs chapitres dont aucun n’est raté. Comme son héroïne qui réconforte un patient atteint d’un cancer, le film trouve les mots justes. É. N.
La note du Figaro : 3/4
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Pressure – On peut voir
Drame historique d’Anthony Maras – 1 h 40
Comme l’a prouvé La bataille de Gaulle, il reste encore de passionnants recoins de la Seconde Guerre mondiale à faire remonter à la surface. Pressure s’attache à un héros de l’ombre du 6 juin 1944 : le météorologue britannique James Stagg. Trois jours avant le Jour J, une violente tempête menace de faire échouer l’opération. Faut-il persévérer au risque de noyer les hommes ou miser sur une accalmie ? James Stagg (Andrew Scott) croit aux données et aux observations. Il se heurte à des collègues américains aux méthodes antédiluviennes, qui calquent sur la météo du jour celle d’il y a vingt ou trente ans ! James va devoir convaincre l’Américain Dwight Eisenhower (Brendan Fraser), du bien-fondé de sa méthode. Ces deux hommes de devoir vont affronter leurs démons et les forces de la nature. C. J.
La note du Figaro : 2,5/4
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Rose - On peut voir
Drame historique de Markus Schleinzer - 1 h 34
On doit à ce réalisateur autrichien Michael (2011), le film le plus glauque du XXIe siècle, transposition libre du calvaire de Natascha Kampusch. À côté, Rose fait figure de comédie romantique, malgré son noir et blanc granuleux, sa toile de fond austère (la guerre de Trente Ans, 1618-1648) et sa fin tragique. Dans un village isolé d’Allemagne, un soldat revient de guerre. Il réclame des terres qu’on lui concède. L’homme en pantalon est en réalité une femme, Rose (Sandra Hüller). Dans ce Retour de Martin Guerre queer, l’« Isabelle Huppert » allemande joue un revenant mystérieux. Lauréate du prix d’interprétation à la Berlinale, elle parvient à rendre moins prévisible le scénario de Markus Schleinzer. É. S.
La note du Figaro : 2/4
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