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Et rebelote pour C’était ça ou mourir, premier roman de Thélyson Orélien. Le livre se retrouve parmi les 17 bouquins en lice pour le prix Femina, dans la catégorie « Roman français », porté là par sa réédition chez la Française Grasset. Ce récit d’un parcours migratoire et de toutes ses violences, publié originalement chez Boréal, est aussi dans la première sélection des prix Goncourt, Décembre et Renaudot.
Au Femina, la traduction de La fête, de l’Allemande Lucy Fricke, faite au Quartanier, est également finaliste dans la section « Romans étrangers ».
Gabrielle Roy, en 1947, a été la première Canadienne à remporter le prix Femina avec Bonheur d’occasion. Les fous de Bassan, d’Anne Hébert, l’a mérité en 1982. Nancy Huston l’obtient, elle, pour Lignes de faille, en 2006.
En 2023, le roman d’Éric Chacour Ce que je sais de toiavait passé la deuxième sélection. Mais à ce jour, aucun auteur homme canadien ou québécois n’a remporté le Femina. Thélyson Orélien pourrait-il être le premier ?
Le prix a été créé en 1904 par un groupe de femmes en réponse au prix Goncourt, vu comme misogyne. Encore aujourd’hui, une douzaine d’autrices forment le jury.
Dans la longue liste 2026, première étape de ce prestigieux prix, quatre autres auteurs voient, comme M. Orélien, leur livre présélectionné également pour le Goncourt.
Il s’agit de Nous aussi (Actes Sud) d’Anne Godard, de La solitude des professeurs est infinie (Gallimard) de Yannick Haenel, de N’efface pas mes cercles (Verdier) d’Emma Marsantes, et des Choses que je croyais perdues (L’Arbalète / Gallimard) de Clémentine Mélois.
Femina étranger
Seize livres en traduction se retrouvent dans la présélection du Femina « roman étranger » 2026.
On y trouve La fête (Le Quartanier) de Lucy Fricke, traduit de l’allemand par Isabelle Liber, et Lázár (Belfond) de Nelio Biedermann, traduit de l’allemand (Suisse) par Rose Labourie.
Baignade surveillée (Gallimard), le dernier Laura Kasischke, traduit de l’anglais par Céline Leroy, y est aussi. Mme Leroy voit une autre de ses traductions de l’anglais au français dans la même course : L’audition (Stock), de Katie Kitamura.
Également en lice Les porteuses d’eau (Les Léonides) de Sasha Bonét, traduit par Valérie Le Plouhinec ; Les lieux souterrains (Christian Bourgois) de Gustavo Faverón Patriau, traduit par Robert Amutio et le roman de Gouzel Iakhina, Eisen, (Noir sur Blanc), dans la traduction proposée par Maud Mabillard.
Deux autres sélections doivent encore se faire. Les finalistes seront dévoilés le 23 octobre, et le lauréat, le 4 novembre prochain. En 2025, c’est Nathacha Appanah qui avait reçu ces lauriers pour La nuit au cœur (Gallimard).


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