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La professeure au Département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Édith Breton, a décroché une bourse de 100 000 $ dans le cadre du programme Futurs leaders canadiens de la recherche sur le cerveau. Ses travaux visent à mieux comprendre les mécanismes liés à l’évolution des troubles alimentaires.
Ce n’est pas un champ de recherche très abordé en neurosciences. Ce qu’on sait, c’est qu’il existe des interactions entre les gènes et l’environnement qui pourraient mener à l’apparition [de troubles alimentaires], explique Édith Breton.
La chercheuse s’intéresse plus spécifiquement aux troubles alimentaires chez les jeunes.
On parle souvent d’anorexie mentale, c’est le trouble alimentaire que le public connaît le plus, mais il y en a d’autres. Ce sont des conditions fréquentes. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, on parle de 8 % des adolescentes et de 2 % des adolescents qui auraient un trouble alimentaire, selon des données de santé publique récentes, se préoccupe-t-elle.

La professeure à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Édith Breton, a obtenu une bourse de 100 000 $ pour mieux comprendre le rapport de la biologie et de l'environnement sur les troubles alimentaires.
Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil
Édith Breton précise par ailleurs que des jeunes peuvent présenter des symptômes, mais ne cochent pas toutes les cases pour obtenir un diagnostic.
On peut avoir des symptômes de restrictions alimentaires ou des enjeux d’image corporelle sans cocher toutes les cases du diagnostic. On parle d’un jeune sur cinq et c’est non négligeable.
Favoriser une meilleure guérison
Je suis convaincue qu’en comprenant mieux ce qui mène à l’apparition de ces conditions-là, on va peut-être être capables de mieux outiller les cliniciens et nos services de la santé selon la biologie du patient, ajoute Édith Breton.
Selon la chercheuse, le tiers des patients atteints d’un trouble alimentaire se rétablira au cours des dix années suivant le diagnostic. Le deuxième tiers en prendra entre 10 et 20, et le dernier tiers vivra encore avec des difficultés liées à leur trouble plus de 20 ans après le diagnostic.
Ce qu’il faut retenir, c’est que la majorité des gens vont se rétablir, mais ça peut prendre plusieurs cycles de traitement et plusieurs années pour aller mieux, d’où l’importance de la recherche, précise-t-elle.
Édith Breton détient un doctorat portant sur le développement des troubles de l’alimentation, au département de psychiatrie de l’Université de Montréal et au CHU Sainte-Justine, en plus d’un postdoctorat à l’Université d’Oslo.
Quatre étudiants diplômés sont sous sa responsabilité dans le cadre de cette recherche, en plus de quatre autres en cosupervision. Certains d’entre eux se concentrent sur les aspects biologiques des troubles alimentaires alors que les autres planchent sur les aspects psychosociaux.
Avec les informations d'Annie-Claude Brisson


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