NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
HOCKEY. Au hockey junior, aucune avance ne doit être tenue pour acquise. Dans une déconfiture risquant de passer à l’histoire, les joueurs des Voltigeurs ont appris cette leçon à la dure, dimanche, au colisée Desjardins.
Au bout d’un duel mouvementé à travers lequel ils ont gaspillé une avance de six buts (!), les Drummondvillois ont finalement baissé pavillon 8-7 devant les Tigres de Victoriaville. Après avoir pris les devants 6-0 en milieu de rencontre, les Rouges ont vu les Félins rugir en inscrivant sept buts sans riposte pour ainsi prendre les commandes 7-6.
En troisième période, un but en avantage numérique de Maxime-Olivier Drolet a permis à la troupe de Mathieu Gravel de provoquer l’égalité 7-7, mais Egor Shilov a tranché le débat grâce à une superbe pièce de jeu avec moins de trois minutes à écouler au cadran.
Joint après la partie, Mathieu Gravel est revenu sur le fil des événements de cette folle rencontre.
En fin de match, le langage non verbal des joueurs sur le banc en disait long sur leur état d’esprit. (Photo : Ghyslain Bergeron)«On a très mal commencé le match, a raconté le pilote des Voltigeurs. À partir de la sixième ou septième minute, les gars ont commencé à jouer. On a placé des rondelles en arrière de leurs défenseurs. C’est ça qui a créé nos opportunités de marquer et qui nous a permis d’avoir du succès. Après ça, on a commencé à lever le pied. La nature humaine étant ce qu’elle est, on s’est dit que ça allait être facile, sauf qu’il était quand même tôt dans la partie quand c’était 6-0.»
«Les Tigres ont du talent offensif, a poursuivi Mathieu Gravel. On a écopé de quelques punitions et ils ont capitalisé sur leur avantage numérique. En revenant sur la glace en troisième période, on menait 6-4, mais sans le momentum. On a senti les gars très nerveux. On a fait beaucoup d’erreurs d’inexpérience. Ça partait de bonnes intentions : on voulait tellement faire vite et bien, mais on n’a pas été capable de juste calmer le jeu, de se recentrer sur ce qu’on est capable de faire. Nos adversaires ont continué à performer et appliquer de l’échec avant. Après avoir créé l’égalité, c’était la même chose : on a eu peur de faire des erreurs. On voulait bien faire, mais c’est l’histoire du match d’aujourd’hui.»
En fin de deuxième période, le jeu de puissance des Tigres a enfilé trois buts en autant d’occasions pour ainsi réduire l’écart à 6-4.
N’AJUSTEZ PAS VOTRE APPAREIL … les félins viennent bel et bien de prendre les devants 🔥#GoTigresGo pic.twitter.com/SF93OvdT2N
— Tigres de Victoriaville (@TigresVicto) September 20, 2026
L’art de gérer le momentum
Quelles leçons les joueurs des Voltigeurs peuvent-ils tirer de cette douloureuse expérience?
«Il y a toujours des leçons à tirer dans n’importe quelle situation, qu’elle soit bonne ou mauvaise, a répondu Mathieu Gravel. Aujourd’hui, c’est d’apprendre à jouer avec le momentum. De ne pas avoir peur de faire des erreurs, peu importe ce qui se passe. Jouer avec confiance, parce qu’on a de bons joueurs et on est une bonne équipe.»
Mathieu Gravel s’adressant à ses joueurs en troisième période. (Photo : Ghyslain Bergeron)«Il faut juste aller chercher un niveau de confiance où on est capable de jouer selon les situations de match, que ce soit les débuts de période, les fins de période, les avantages numériques, quand l’autre équipe marque un but, quand on marque un but. Ce sont tous des moments où on doit gérer nos émotions, gérer le momentum. C’est d’apprendre à jouer avec ça.»
La veille, en lever de rideau de leur saison régulière, les Voltigeurs avaient échappé une avance de deux buts dans un revers de 5-4 face au Phœnix de Sherbrooke. Le but victorieux avait également été réussi en fin de rencontre.
«Ce sont des choses qui arrivent dans le sport, a souligné Mathieu Gravel. Est-ce qu’on veut que ça arrive? Non, mais prenons cet aspect négatif et retournons-le pour apprendre et avancer là-dedans. On va apprendre de ça et on va en sortir grandis.»
Les Voltigeurs ont accordé 45 lancers vers le filet de Mathys Fortin, dont 23 au cours de la deuxième période. Mathieu Gravel estime que son jeune gardien n’a rien à se reprocher.
«C’est toute l’équipe ensemble, a-t-il expliqué. Il a été bon en première période quand on n’a pas commencé le match à temps. Il a aussi fait quelques gros arrêts quand on a pris les devants. C’est un concept d’équipe. Il fallait être meilleurs devant lui.»
Déryk Lemaire exulte après avoir donné les devants 7-6 aux Tigres. (Photo : Ghyslain Bergeron)Les Drummondvillois ont dirigé 38 tirs vers les gardiens des Tigres. Victime de cinq buts sur 18 lancers, Anthony Catanzariti a été retiré du match au deuxième engagement. En relève, Andrei Nikolayev a repoussé 18 des 20 rondelles dirigées vers lui.
À travers ce festival offensif, Hugo Dufour a enfilé deux buts tandis que Filip Kovalčík a amassé trois passes. Jayden Rousseau a réussi son premier but dans son nouvel uniforme alors qu’Eliott Belzil a inscrit sa première réussite en carrière dans la LHJMQ. Owen Ronson et Dérik Morin ont également trouvé le fond du filet. Antoine Robichaud, Elijah Sylla et Devon Arthurs ont quant à eux obtenu leur première passe à vie dans les rangs juniors.
Dans le camp des Tigres (1-1-0-0), Déryk Lemaire a réussi deux buts, profitant d’un retour de lancer de Xavier Lebel pour donner les devants 7-6 aux siens en troisième période. L’attaquant de 17 ans originaire de Saint-Majorique a décoché cinq tirs vers le filet adverse.
Les recrues Zack Miller, Alexis Guévin et Alexis Desroches ont marqué leur premier but en carrière dans la LHJMQ. Les vétérans Xavier Lebel et Thomas Desruisseaux ont obtenu leur premier filet dans leurs nouvelles couleurs.
Les Voltigeurs (0-2-0-0) prendront le chemin de l’Abitibi-Témiscamingue, la fin de semaine prochaine. Après un arrêt au domicile des Huskies de Rouyn-Noranda (1-1-0-0), vendredi soir, ils affronteront les Foreurs de Val-d’Or (2-0-0-0), samedi. À l’entraînement cette semaine, les Drummondvillois mettront notamment l’accent sur le jeu à court d’un homme, les replis défensifs et le jeu en unité de cinq.
«On va se préparer pour l’Abitibi. On continue de regarder vers l’avant», a conclu Mathieu Gravel.


5 hour_ago
26



























.jpg)






French (CA)