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Irène Lebourgeois a fêté ses 100 ans entourée de sa famille et des résidents de l'EHPAD de Pont-Authou (Eure).
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Par Rédaction Pont-Audemer Publié le 2 sept. 2026 à 10h06
Le 24 août 2026, Irène Lebourgeois a soufflé ses cent bougies entourée de son fils unique Jean-Claude, de sa belle-fille Annick, de deux de ses trois petites-filles, ainsi que du personnel soignant et des résidents de la maison de retraite de Pont-Authou (Eure). Tous ont célébré cet anniversaire dans une ambiance chaleureuse et familiale.
« J’ai 37 ans ! »
En préambule de la fête, l’ensemble des résidents a profité d’une animation musicale consacrée aux classiques de la chanson française de leur génération, interprétés par une chanteuse bénévole, Évelyne. Irène a ensuite soufflé ses bougies, savouré son gâteau et trinqué avec ses proches pour marquer ce centenaire.
Atteindre cent ans a été, pour elle, une réelle surprise. Une surprise qu’elle prend avec humour, se rajeunissant volontiers lorsqu’on l’interroge sur son âge. La veille de la fête, interrogée par l’équipe soignante, elle avait ainsi répondu : « J’ai 37 ans ! » Mais au-delà de cette malice, ce qui compte le plus pour Irène, c’est avant tout l’attention que lui témoignent ses proches.
Son adolescence a, elle, été bouleversée par la guerre. Irène n’a que treize ans en 1939. Elle traverse alors la peur des bombardements et l’emprisonnement de son père en Allemagne. Confiée à sa grand-mère, à qui elle restera profondément attachée jusqu’au décès de cette dernière à 90 ans, ainsi qu’à son oncle, capitaine des sapeurs-pompiers de Paris, la jeune fille garde de ce conflit traumatisant une tendance durable à l’anxiété.
Une rencontre inattendue
Bien entourée, elle parvient néanmoins à surmonter les épreuves de son existence, notamment ses craintes concernant sa santé.
C’est près de dix ans après la guerre qu’Irène rencontre André, à Petit-Quevilly (Seine-Maritime). Leur rencontre tient d’ailleurs de la coïncidence. André, originaire de Falaise (Calvados), était simplement venu passer des vacances chez une tante, voisine de celle qui allait devenir son épouse.
Le couple se marie en 1949 et s’installe à Petit-Quevilly, où il restera jusqu’en 1973. Irène y travaille d’abord dans la fabrication de chaussures, avant de se consacrer à son foyer à la naissance de leur fils Jean-Claude, en 1950. André, de son côté, est employé comme cadre chez Rhône-Poulenc, une entreprise de produits chimiques.
Le couple s’installe ensuite à Bosc-Regnoult, où il vivra jusqu’en 2013, année du décès d’André. Une nouvelle épreuve pour Irène, après soixante-quatre ans de mariage marqués, dit-elle, par un amour inconditionnel qui l’aura rassurée tout au long de leur vie commune. Depuis, Irène a d’abord été accueillie à la résidence Le Logis, à Grand Bourgtheroulde, jusqu’en 2023, avant de rejoindre l’EHPAD de Pont-Authou, où elle bénéficie aujourd’hui de l’attention d’une équipe dévouée.
De notre correspondante Carole Herrard
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