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À huit mois du scrutin présidentiel, l'éducation s'impose comme l'un des thèmes de la rentrée politique. Crise climatique ou encore du recrutement, les défis ne manquent pas.
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Par Rédaction Actu Publié le 2 sept. 2026 à 14h14
Une rentrée des classes sous le signe de la cyberattaque de l’Éducation nationale et d’une grève de la fonction publique qui se profile le 29 septembre. Un retour à l’école mouvementé qui n’a pas échappé aux principaux candidats à l’élection présidentielle et à leurs lieutenants, à quelques mois de l’échéance fatidique.
Ces derniers ont déjà déployé leurs propositions alors que les élèves ont repris mardi 1ᵉʳ septembre le chemin des salles de classe. Rémunération des enseignants, effectifs, adaptation au réchauffement… Voici ce qu’il faut en retenir.
Revaloriser le salaire des profs… et faire des économies ailleurs
Tous les candidats plaident d’abord pour une revalorisation des salaires des enseignants, malgré les difficultés budgétaires actuelles.
Gabriel Attal dit « assumer » sa proposition d’augmenter de 200 euros nets par mois les enseignants et jusqu’à 500 euros pour ceux en milieu de carrière. Le candidat Renaissance entend financer cette mesure en faisant des économies ailleurs, notamment dans « la sphère sociale et dans les dépenses sociales ».
Bruno Retailleau (LR) s’est, lui, engagé sur une augmentation de 135 euros et de 300 euros en milieu de carrière pour un coût estimé de 2 milliards d’euros par an. Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon proposent une revalorisation de 20 %, sur 5 ans et en plus de l’inflation pour le candidat Horizons, ou immédiatement pour le leader insoumis en cas de victoire à l’élection présidentielle.
Marine Tondelier (Les Écologistes) compte les augmenter de 15 % en plus de l’inflation, alors que Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire du PS-Place publique, propose une revalorisation « d’au moins 10 % » puis une « augmentation graduelle jusqu’à 25 % en fonction de la carrière » pour un coût estimé à 6 milliards d’euros.
Le Rassemblement national ne s’est pas encore exprimé sur ce sujet, mais proposait également une revalorisation des salaires de 3 % par an pendant 5 ans dans son programme pour les législatives de 2024.
Mieux faire face au dérèglement climatique
Après un été caniculaire, pendant lequel de nombreux établissements ont dû fermer, l’adaptation au changement climatique s’impose comme une priorité à gauche. Marine Tondelier veut investir massivement dans la rénovation du bâti scolaire, à travers un « fonds vert de 4 milliards d’euros par an, sur 10 ans » financé pour moitié par l’État et pour moitié par les collectivités.
La France insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon proposent également un plan d’investissement de « cinq milliards d’euros par an pendant 10 ans ».
Raphaël Glucksmann a annoncé « 100 jours » de « révolution écologique » pour « faire de la lutte contre le réchauffement climatique l’alpha et l’oméga des politiques publiques », sans préciser ce qu’il prévoyait pour l’école.
Être « intransigeant » sur le niveau
À droite et au centre, les candidats donnent la priorité au niveau scolaire qu’ils jugent trop bas. Édouard Philippe affirme qu’il sera « intransigeant sur l’enseignement du français et des mathématiques », en mettant « le paquet sur les petites classes, là où tout se joue ».
Bruno Retailleau entend, comme Édouard Philippe, restaurer « une école de l’excellence ». Il compte notamment revenir aux notes chiffrées « pour dire la vérité aux parents ».
Gabriel Attal, quant à lui, veut renforcer l’apprentissage de la lecture dès la maternelle et rétablir des groupes de niveaux en français et en mathématiques. Une mesure mise en place lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale, mais dans les faits peu suivie et abandonnée.
Il propose également le retour du certificat d’études à l’entrée en 6ᵉ et de rendre l’obtention du brevet obligatoire pour le passage en seconde. Sur les effectifs des classes, un consensus semble se dessiner : la volonté de profiter de la baisse démographique déjà entamée pour diminuer le nombre d’élèves par classe entre 19 et 20.
Mettre en place « un plan de gratuité »
La France insoumise compte instaurer un « plan de gratuité » de la cantine, du périscolaire, des sorties, des fournitures et des manuels scolaires pour tous.
Olivier Faure, premier secrétaire du PS et candidat à la primaire, propose d’offrir le petit-déjeuner à tous les élèves « car personne n’apprend correctement le ventre vide ».
Avec AFP
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