La mafia italienne sera au cœur des débats ce lundi au Tribunal pénal fédéral (TPF), à Bellinzone, où s’ouvre le procès d’un citoyen italien. Cet homme de 59 ans, domicilié dans le canton d’Argovie où il exploitait une petite entreprise de paysagisme, est soupçonné d’avoir servi de relais à la ’Ndrangheta en Suisse. Le Ministère public de la Confédération (MPC) l’accuse d’avoir agi «au moins entre 2001 et juillet 2020» comme représentant du clan de la mafia calabraise Anello-Fruci de ce côté de la frontière, et d’y avoir «favorisé le développement des intérêts de l’organisation».
Dans un acte d’accusation de 74 pages, il est reproché au Calabrais d’origine d’avoir fait partie d’une organisation criminelle, d’avoir commis des infractions de recel, d’importation, d’acquisition et de dépôt de fausse monnaie, d’avoir enfreint les lois fédérales sur les stupéfiants et sur les armes. Selon l’accusation, le prévenu aurait entretenu des relations personnelles étroites avec les dirigeants du clan Anello-Fruci. En effet, pour le parrain Rocco Anello, il aurait été «comme un frère», et le prévenu aurait offert au clan «sa pleine disponibilité».


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