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La semaine prochaine, des milliers d’enfants feront leurs premiers pas en classe maternelle en Colombie-Britannique, où les conseils scolaires appliquent un modèle d’intégration progressive consistant à garder les bambins à l’école seulement quelques heures par jour au cours des premières semaines. Ce modèle ne fait cependant pas l’affaire des parents qui travaillent.
Selon les établissements préscolaires, le but de ce modèle est de favoriser une transition en douceur, étant donné qu’il s’agit d’enfants qui entrent dans le système scolaire pour la première fois.
La durée de la période de transition dépend des provinces et des conseils scolaires, comme l’explique Laura Kwong, membre du Conseil consultatif des parents du district scolaire de New Westminster.
Dans certains districts scolaires, la durée de la transition est de deux semaines complètes, tandis que, dans d’autres, elle est d’une semaine et demie.
Durant cette période, les établissements peuvent, par exemple, opter pour deux heures de cours le matin, puis un autre bloc de deux heures l’après-midi.
Selon Laura Kwong, ce modèle peut présenter des avantages, notamment pour les enfants qui n’ont jamais fréquenté une garderie auparavant ou qui ont des besoins d’apprentissage particuliers déjà identifiés. Cela permet de s’assurer que les mesures de soutien adéquates sont en place, dit-elle.
Un fardeau pour les parents
Toutefois, comme le relève Laura Kwong, pour de nombreuses familles, cela représente un fardeau considérable, tant sur le plan logistique que financier, car il n’y a généralement pas de services de garde disponibles pendant cette période.
Elle ajoute que, dans le cas où les deux parents travaillent, ce sont souvent les mères qui assument ce fardeau, du fait notamment que de nombreuses familles ne disposent plus aujourd’hui du soutien de la famille élargie, notamment des grands-parents.
Le système d’éducation publique souffre d’un manque de financement. Il est donc impossible que les districts scolaires disent aux parents : "Nous vous comprenons et nous allons offrir des services de garde pendant ces périodes où vos enfants ne sont pas en classe dans le cadre de la transition progressive".
C’est un véritable défi, insiste Mme Kwong, qui note une autre difficulté, relative au fait que cette période de transition survient au moment où des familles qui entrent en contact pour la première fois avec le système scolaire tentent de s’y retrouver et de comprendre comment tout cela fonctionne.
Emboîter le pas à l’Ontario?
Selon Laura Kwong, certaines provinces, comme l’Ontario, ont complètement abandonné le système d’entrée progressive à la maternelle.
J’entends souvent des éducateurs de l’Ontario dire : "On n’arrive pas à croire que vous ayez encore ce système en place. Nous l’avons supprimé après avoir examiné ses répercussions sur les familles", affirme-t-elle.
Mme Kwong pense que l’abandon de ce modèle apporterait des avantages économiques considérables aux familles.
Toutefois, estime-t-elle, il faudrait d’abord procéder à une évaluation d’ensemble du système afin d’avoir une idée claire et nette sur son impact réel depuis sa mise en œuvre en Colombie-Britannique.
Ce serait une première étape vraiment importante à franchir, car je crois que la prise de décision fondée sur des données devrait être le fondement de toute décision en matière d’éducation, tranche Laura Kwong.
Avec les informations de l’émission radio On the Coast, de CBC


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