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Le 24 mars 2026, des policiers sont intervenus à l'Assemblée législative à Halifax après que des manifestants aient empêché le vote sur le budget du gouvernement Houston. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Michael Gorman/CBC
La présidente de l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse a annoncé qu’elle revenait sur sa décision d’interdire temporairement l’accès aux locaux à 36 personnes, accusées d’avoir perturbé le déroulement des travaux dans la tribune lors de la session de printemps.
Cette décision inattendue, publiée vendredi en fin d’après-midi, intervient alors que les élus provinciaux s’apprêtent à reprendre leurs travaux à l’Assemblée législative mardi, après la longue fin de semaine de la fête du Travail.

Danielle Barkhouse, présidente de l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Lyndsay Armstrong
Les interdictions temporaires prononcées par la présidente Danielle Barkhouse étaient entrées en vigueur le 1er septembre après un incident survenu en mars, au cours duquel des manifestants opposés aux coupes budgétaires du gouvernement s’étaient mis à chanter puis à crier, retardant un vote qui a finalement été adopté le lendemain.
Mme Barkhouse a déclaré vendredi dans un communiqué que la Nova Scotia Arts Coalition, les partis d’opposition et le gouvernement progressiste-conservateur avaient tous exprimé leur opposition à ces interdictions.
Mme Barkhouse se dit toujours préoccupée par la manifestation du mois de mars, estimant que cette perturbation était illégale et constituait une atteinte aux privilèges parlementaires.

L'édifice Province House à Halifax où siège l'Assemblée législative provinciale. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve
Elle a précisé que si cela se reproduisait, les manifestants seraient expulsés de la tribune et pourraient se voir interdire l’accès à l’enceinte de l’Assemblée législative ainsi qu’à une salle de commission située dans un immeuble de bureaux voisin s’ils persistaient.
Si on laisse les perturbations de l’assemblée se produire sans entrave, celle-ci sera paralysée et le travail des élus entravé, a soutenu Mme Barkhouse dans un communiqué. Cela n’a rien de démocratique. Les agissements des perturbateurs ne doivent pas être tolérés, a-t-elle ajouté.


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