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Le scénario étudié dans un rapport provincial (nouvelle fenêtre) (en anglais seulement) d’évaluation des risques et de la résilience face aux sinistres et aux changements climatiques est le suivant : un mégaséisme de magnitude 9 le long de la faille de Cascadia provoque un choc initial ressenti jusqu’en Californie, un tsunami, des répliques majeures, des glissements de terrain généralisés, des dommages dus à la liquéfaction des sols, des incendies et des inondations.
L’événement simulé - un des plus probables en Colombie-Britannique, selon le rapport - se déroule fin-août, en pleine saison des feux de forêt.
Les premières secousses provoquent d’abord l’effondrement d’environ 18 000 bâtiments, et se soldent par un bilan de 3400 morts et 10 000 blessés (à gravité variable).
Après le tremblement de terre, des milliers de victimes supplémentaires sont comptées en raison des dangers secondaires, notamment le tsunami, les répliques et les incendies.
Les communautés côtières subissent des pertes et des dommages importants, surtout sur l’île de Vancouver et sur une bande de 20 kilomètres de la côte sud du Pacifique, entre la frontière avec les États-Unis et la côte Sunshine.

L'effet domino d'un mégaséisme, que ce soit un tsunami ou les répliques secondaires, accroît le risque d'inondations. Le rapport souligne notamment la fragilité des barrages et des digues dans les régions les plus touchées.
Photo : Radio-Canada / Geneviève Lasalle
La catastrophe coûte 128 milliards de dollars et ralentit la croissance économique de moitié dans la décennie qui suit.
Se préparer au pire
Le rapport a été publié en octobre 2025, conjointement avec un nouvel outil d’analyse des risques en Colombie-Britannique (communiqué en français (nouvelle fenêtre)), pour guider les politiques publiques et la préparation aux urgences des administrations locales, des Premières Nations, et des ministères provinciaux.
Il se penche également sur d’autres scénarios liés aux changements climatiques ainsi qu’une combinaison de plusieurs catastrophes incluant chaleur extrême, feux de forêt, sécheresse et pénuries d’eau et inondations.
La prochaine étape consistera à explorer d’autres aléas, comme les glissements de terrain, les tsunamis et le froid extrême, stipule le communiqué de presse.

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Que faire lors d’un séisme?
Photo : Radio-Canada
Edwin Nissen, professeur de sciences de la Terre et de l'océan à l'Université de Victoria (qui n’a toutefois pas participé à l’élaboration du rapport) précise que les estimations concernant le nombre de victimes et de bâtiments détruits reposent sur des simulations.
Ces simulations évaluent ensuite l'intégrité structurelle des habitations en fonction de leur emplacement géographique, des matériaux utilisés et des codes de construction en vigueur.
Les maisons à ossature de bois sont généralement assez sûres face aux secousses, précise-t-il. Si c'est de la brique, c'est une mauvaise chose. Si votre logement n’est pas construit sur le roc, ce n’est pas non plus une bonne chose.
Le chercheur souligne que les chiffres avancés dans le rapport comportent une part d'incertitude considérable en raison de facteurs comme l'heure de la journée ou la période de l'année où le séisme survient.
Il précise que les tremblements de terre en hiver peuvent s'avérer plus meurtriers, car le sol est gorgé d'eau, et est donc, essentiellement, plus susceptible à toute perturbation.
Concentration démographique
En Colombie-Britannique, 92 % de la population vit dans une zone exposée aux risques sismiques, incluant la liquéfaction des sols et des glissements de terrain.
Qui plus est, 90 % des commerces et 76 % des infrastructures critiques de la province sont situés dans des zones où un mégaséisme peut se produire.
Probabilité
Les auteurs évaluent la probabilité d'un tremblement de terre de magnitude de 9 le long des côtes de la Colombie-Britannique entre 2 % et 10 % au cours des 30 prochaines années.
Le dernier séisme comparable remonte à l'an 1700, à une époque où la région était beaucoup moins peuplée et aménagée.
Parmi les informations à retenir de l’évaluation des risques, souligne le résumé en ligne (nouvelle fenêtre) (en anglais seulement), est que les changements climatiques augmentent le risque qu’un tel tremblement de terre coïncide avec d’autres événements dévastateurs, comme la chaleur ou la sécheresse, en plus de potentiellement amplifier les dangers secondaires découlant des secousses et l’impact sur l’environnement.
Avec les informations de La Presse canadienne


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