NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un juge de la Cour du Banc du Roi blâme la décision de l'Université de Lethbridge d'annuler une conférence de Frances Widdowson, une universitaire controversée, en 2023.
Professeure à l'Université Mount Royal de Calgary, elle avait fait la une des journaux en 2020 pour avoir critiqué le mouvement Black Lives Matter et défendu les bienfaits pédagogiques des pensionnats autochtones.
En 2023, un membre du corps enseignant de l'Université de Lethbridge l’avait invitée à venir donner une conférence intitulée Comment le wokisme menace la liberté académique.
L’établissement a par la suite décidé de ne pas autoriser sa tenue sur son campus.
Selon le juge, cette décision est entachée d'un vice de fond et d'un vice de forme irrémédiables.
L'Université a commis une erreur de droit en omettant d'examiner et de mentionner expressément la Charte [canadienne des droits et libertés] lors de sa prise de décision.
Frances Widdowson et Jonah Pickle, un étudiant qui comptait assister à la conférence du 1er février 2023, font valoir que la décision de l'Université de Lethbridge porte atteinte à leur liberté de pensée, de croyance, d'opinion et d'expression, garantie par l'article 2 (b) de la Charte canadienne des droits et libertés, ainsi qu'à leur liberté de réunion pacifique, garantie par l'article 2 (c) de la Charte.
Le juge Chris Simard leur donne raison et conclut que l'Université n'a pas pris en compte ni examiné expressément les droits de Jonah Pickle et de Frances Widdowson, ce qui a abouti à une décision entachée d'un vice fondamental.
Il n'a néanmoins pas statué sur la question de savoir si les droits des requérants à la liberté de réunion avaient été violés, indiquant que les avocats des deux parties n'avaient présenté aucun argument de fond sur ce point.
L’Université s’est défendue en argumentant que la Charte ne s’appliquait pas dans cette affaire, étant donné que l’établissement est un organisme autonome et non une administration publique.
En prenant cette décision, l'Université a cherché à encadrer la liberté d'expression des étudiants sur le campus.
Cet acte revêtait un caractère administratif. Par conséquent, la décision prise par l'Université relevait de la Charte, conclut le juge.
L’Université sous pression
L'Université de Lethbridge avait d'abord autorisé l'événement au titre de sa politique de liberté d'expression, tout en précisant que les positions de la conférencière ne reflétaient pas les siennes.
L'établissement a toutefois cédé aux pressions alors que deux pétitions, réunissant plus de 4000 signatures, accusaient Frances Widdowson de négationnisme au sujet des pensionnats autochtones.
Plus de trois ans et demi après la date prévue, il est désormais pratiquement impossible que cette conférence se tienne, note le juge. Ce dernier a d'ailleurs choisi de ne pas contraindre l'établissement à accueillir Frances Widdowson ou à réexaminer sa décision.
Avec les informations de Stephen Tipper


6 hour_ago
11



























.jpg)






French (CA)