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Un homme de 60 ans a été accusé de voies de fait armées mardi après-midi au palais de justice de Chicoutimi après avoir supposément braqué une arme sur trois mineurs.
L’événement s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche, lors d’un rassemblement dans une résidence du rang Saint-Martin, à Chicoutimi.
Sylvain Blackburn se trouvait dans une maison voisine et aurait braqué son arme, dont la nature n’a pas été dévoilée.
Après une dénonciation, il a été arrêté par des policiers de Saguenay.
Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 3 h 30, dans l'arrondissement de Chicoutimi, les policiers ont reçu un appel pour avoir braqué une arme à feu. Donc, on s'est déplacé à l'endroit, puis, effectivement, [il y avait] un individu qui a braqué une arme à feu vers une résidence voisine de la sienne, a relaté mardi avant-midi Caroline Darveau, porte-parole du Service de police de Saguenay.

Caroline Darveau est porte-parole pour le Service de police de Saguenay.
Photo : Radio-Canada / Raphaëlle Laverdière
Le suspect, qui était inconnu des policiers, fait face à deux chefs d’accusation pour voies de fait armées sur deux adolescents. Personne n’a été blessé.
Un accusé émotif
L’accusé a comparu par visioconférence depuis le centre de détention de Roberval. Avant sa comparution, il était visiblement très émotif et a versé des larmes. Il a accepté toutes les conditions pour sa remise en liberté, soit notamment de ne pas changer d’adresse, n’avoir aucun contact avec les trois adolescents et ne posséder aucune arme ou munition.

Pier-Alain Lalancette est procureur à la Direction des poursuites criminelles et pénales.
Photo : Radio-Canada / Raphaëlle Laverdière
Aujourd'hui, c'était son enquête sur remise en liberté. Après discussion avec l'avocat de la défense, la poursuite a consenti à des conditions de remise en liberté. Ce qui veut dire que la prochaine étape, ce sera une date où on déterminera si monsieur désire avoir un procès, s'il désire plaider coupable, ou s'il y a des demandes spéciales, des requêtes spéciales que la défense doit faire, a énuméré le procureur Pier-Alain Lalancette de la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à la sortie de la salle de cour.
La peine maximale pour voies de fait armées est de 10 ans d’emprisonnement. Le dossier sera de retour en cour le 2 octobre.


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