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Une soixantaine de jeunes adeptes du patinage de vitesse sur courte piste sont réunis à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, pour un camp de perfectionnement. C'est l'occasion de préparer la relève et les équipes provinciales en prévision des Jeux du Canada.
Une soixantaine de jeunes adeptes du patinage de vitesse sur courte piste sont réunis à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, pour participer à un camp de perfectionnement. C'est l'occasion de préparer la relève et les équipes provinciales en prévision des Jeux du Canada.
L'événement, d'une durée de trois jours, est organisé annuellement par le club les Cyclones de Dieppe, en partenariat avec Patinage de vitesse NB.
Une des entraîneuses est Anouk English, double médaillée aux Jeux olympiques de Turin, en 2006.
Je pense que ça va donner le momentum aux jeunes pour se préparer pour la saison, explique-t-elle. Ils vont voir où ils sont rendus et vont se comparer à leurs amis : qui s'est amélioré? Qui s'est entraîné?
Les patineurs, de tous les calibres, viennent principalement du Nouveau-Brunswick, avec des participants de l'Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse.
La première journée a été dure physiquement, mais agréable pour le moral.
Le plus difficile, c'est souvent, c'est le hors-glace, souligne Élodie Diallo, de Dieppe. Après, il faut aller sur la glace.

Élodia Diallo, de Dieppe, s'entraîne avec le club les Cyclones de Dieppe.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
Xavier Gionet, de Maisonnette, a eu un peu de difficultés pendant la séance matinale.
C'était un peu difficile, parce que je n’ai pas beaucoup d'équilibre. Quand on a essayé de patiner par en arrière, ça n'a pas trop bien marché, explique le membre du club Les Étoiles filantes.
Même si c'est encore l'été, il n'était pas question de rater le camp. Le patineur Nathan Do, 17 ans, de Moncton, a espoir de participer aux Jeux du Canada, l’hiver prochain, à Québec.
Je suis déjà rendu vraiment loin, mentionne l'adolescent. Ça ne me tenterait pas d'abandonner juste ici. Je vois tellement de potentiel.
Il y en a même qui ont fait le voyage du Nunavut, comme Amélia Deiong, d'Iqualuit. Elle connaissait la région et la réputation du club.
Pour elle, c'est une occasion de plus d'en apprendre sur le sport.
Je peux voir comment les autres agissent, voir leurs techniques, si je fais des choses qui sont différentes, énumère la patineuse. Je peux m'aider à m'améliorer.

Des participants doivent faire des exercices techniques pour maîtriser, entre autres, l'équilibre sur patin.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
C'est tout à fait normal, selon Ed Wasson, entraîneur-chef du club Codiac.
C'est comme d'avoir une nouvelle paire de yeux, un regard neuf sur leurs techniques, fait-il remarquer.
Si vous êtes toujours analysés par les mêmes entraîneurs, tout le temps, des détails peuvent vous échapper. Une variété d'entraîneurs, avec différentes expériences, peuvent détecter des petits défauts qui auraient passé inaperçus, dit Ed Wasson.
Direction Québec, Jeux du Canada 2027
Le camp est une étape dans la sélection de l'équipe du Nouveau-Brunswick pour les Jeux du Canada.
Élodie Diallo en est consciente.
C'est ici que t'apprends, dit-elle. L'effort que tu mets ici, ça va être l'effort que tu vas mettre dans les courses. C'est pour ça qu'il faut bien écouter.
Même avec son expérience, Nathan Do a soif d'apprentissage.
Tout de suite, j'ai plusieurs mauvaises habitudes que j'ai gardées pendant plusieurs années. Essayer de briser ces mauvaises habitudes, dans une très courte période de temps, la qualification est en novembre, résume-t-il.

Une soixantaine de participants sont présents à Dieppe pour le camp des Cyclones de Codiac.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
L'entraîneur Ed Wasson estime que l'équipe provinciale sera solide. Il ne doute pas des qualités techniques des athlètes qui seront sélectionnés.
Le plus grand défi? Eux-mêmes, dit-il en riant. Le patinage de vitesse est ingrat, parfois. On a vu des athlètes olympiques tomber lors des grandes compétitions. Tout peut se produire.
L’olympienne Anouk English rappelle qu'il y a toujours des choses à améliorer. S'entraîner en patinage de vitesse, c'est beaucoup plus que de patiner en rond et essayer d'aller plus vite.
En fait, tu pourrais aller vraiment vite, mais si tu n'es pas capable de tenir le virage, tu te ramasses dans les matelas, souligne-t-elle. Il y a vraiment une technique pour rentrer ses hanches dans les virages, s'assurer d'être à la bonne place, avec ton poids sur les patins. C'est vraiment très technique. À l'extérieur de la glace, on pratique nos gros muscles.


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