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Un arrêt de travail de 50 minutes pris pour un sit-in au CHAUR

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Il aura suffi d’une cinquantaine de minutes pour que des infirmières réunies dans leur salle de pause au Centre hospitalier affilié universitaire de Trois-Rivières (CHAUR) sèment la confusion et fassent croire à un sit-in.

En effet, Santé Québec avait initialement annoncé, jeudi matin, un sit-in d’infirmières, avant de revenir sur sa déclaration au cours de l’après-midi.

Qu’est-ce qu’un sit-in ?

Un sit-in d’infirmières est une forme de protestation où les employées restent assises sur leur lieu de travail, généralement pendant une période déterminée, pour dénoncer une situation ou faire pression sur leur employeur ou le gouvernement.

Il s’agissait plutôt d’un arrêt de travail qui découlait d’un délai administratif dans la répartition des tâches, explique la présidente régionale de la FIQ, Patricia Mailhot, à l’émission Fin de PM.

Ce délai, qui n’était donc pas un moyen de pression, a été entraîné par un manque de main-d’œuvre, alors que deux infirmières malades n’étaient pas présentes au travail.

 La répartition du travail à l’urgence n’était pas encore faite et validée par la gestionnaire. 

Pour qu’une équipe d’une vingtaine d’infirmières de jour fonctionne, une répartition des rôles doit être faite, précise Patricia Mailhot.  L’une se voit attribuer le triage, d’autres les salles de réanimation ou les zones de soins . En raison des absences imprévues, ce partage des tâches n’avait pas encore eu lieu.

 La consigne donnée par la gestionnaire était donc d’attendre dans la salle de pause le temps qu’elle s’en occupe, ce qui a duré environ une cinquantaine de minutes , explique la présidente régionale de la FIQ, réfutant ainsi la thèse d’un sit-in.

Patricia Mailhot soutient que le syndicat n’encourage nullement les infirmières à recourir à un sit-in. Elle affirme qu’il s’agit d’une action illégale pouvant mener à des sanctions financières.

Une situation  extrêmement difficile  à l’urgence

Selon Patricia Mailhot, le quotidien des infirmières à l’urgence du CHAUR s’est grandement détérioré depuis plusieurs mois, une situation qu’elle n’hésite pas à qualifier d’ extrêmement difficile .

 Il manque énormément de monde à l’urgence.

Elle explique qu’il est fréquent de commencer la journée alors qu’il manque déjà six ou sept infirmières. Dans ce contexte, les autres sont contraintes de faire du temps supplémentaire obligatoire, une mesure qui, selon la présidente,  ne devrait plus exister .

 Donc, l’épuisement s’installe et l’enjeu qu’il peut y avoir, c’est que ces gens-là, en épuisement, partent en arrêt de maladie. Et là, ça agrandit un peu le cercle vicieux. 

Elle rappelle également que le temps supplémentaire obligatoire devrait être utilisé comme  mesure d’urgence et exceptionnelle . Patricia Mailhot cite en exemple un gros carambolage qui dirigerait un nombre considérable de patients imprévus vers l’urgence.

 Cependant, quand c’est de la prévision de la main-d’œuvre et qu’ils savent des semaines à l’avance que tel quart de travail, il va manquer quatre, cinq ou six infirmières, pour nous, ça ne répond pas à la définition du temps supplémentaire obligatoire , plaide cette dernière.

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