L’ambiance des soirs de fête semblait bien loin, mardi, à la salle communale de Lancy. Dans une atmosphère bouillonnante dont la météo n’était pas seule responsable, la maire Salima Moyard a fait face à la colère d’une centaine de parents d’enfants inscrits dans les crèches de cette ville située en périphérie de Genève. Sans ses deux autres collègues de l’exécutif, «excusés» pour l’occasion, la socialiste s’est expliquée durant près de quatre heures sur la hausse vertigineuse des tarifs communiquée à l’aube des vacances estivales. «Un scandale» pour nombre de familles de la classe moyenne supérieure, concernées au premier chef.
De fait, il s’agit d’une augmentation linéaire de 4% du prix de pension, à laquelle s’ajoute une révision du revenu maximum pris en compte pour calculer les tarifs. Le plafond passe ainsi de 178 000 francs à 260 000 francs par an de revenu déterminant (qui inclut quelques déductions par rapport au revenu brut). De quoi faire grimper la facture mensuelle d’un ou deux milliers de francs supplémentaires pour les ménages les plus aisés, à l’image de cette famille de deux enfants, présente dans la salle, qui passe de 3006 à 5439 francs (+80% d’un coup).


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