Tout cela a un terrible air de déjà-vu. De lourdes accusations martelées par d’anciens employés de Meta, des parents d’adolescents qui manifestent devant le tribunal, des milliards de dollars en jeu et une procédure qui va durer des semaines. Le groupe de Mark Zuckerberg est de retour devant un tribunal depuis ce lundi. L’enjeu? Meta, propriétaire notamment d’Instagram, Facebook et WhatsApp, est accusé d’avoir menti sur la dangerosité de ses plateformes, plongeant des millions de jeunes dans une relation de dépendance toxique envers ces plateformes.
Rien de très nouveau, serait-on tenté de dire: des procès de ce type, Meta en a affronté plusieurs ces derniers mois, avec au final des sanctions avant tout financières. Mais ce qui se joue cette fois-ci devant un tribunal d’Oakland, sur la baie de San Francisco, est différent. Car la multinationale fait face à une cour fédérale, et l’accusation est menée par quatre Etats (Californie, Colorado, Kentucky et New Jersey), derrière lesquels sont rangés 25 autres Etats. Il s’agit d’une procédure fédérale commencée en 2023. Meta a plusieurs fois été accusée par des parents d’avoir accentué la dépression de leurs enfants ou de les avoir poussés au suicide, mais jamais le groupe n’a fait face à des plaignants institutionnels si bien outillés.


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