Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Sur les côtes de Louisiane disparaît toutes les 100 minutes l’équivalent d’un terrain de football, englouti à cause d’ouvrages construits pour protéger ses habitants

2 week_ago 41

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Toutes les 100 minutes, la Louisiane perd l’équivalent d’un terrain de football américain de zones côtières, avalées par le golfe du Mexique. Ce chiffre n’a rien d’une image de journaliste : il provient d’une étude de l’US Geological Survey signée Brady Couvillion et ses collègues, qui a mesuré l’évolution du littoral entre 1932 et 2016. Ce rythme équivaut, en moyenne à long terme, à la perte d’un terrain de football en 34 minutes lors des phases rapides, et en 100 minutes aux taux plus récents et plus lents. Et derrière cette hémorragie de boue, il y a une décision humaine vieille d’un siècle.

Le fleuve, lui, ne déborde plus jamais.

Après la grande crue de 1927, qui a ravagé le Sud des États-Unis, le pays choisit d’enfermer le Mississippi entre des digues continues, de Baton Rouge jusqu’à son embouchure. Les digues sont devenues généralement continues au sud de New Orleans dès le milieu du 19e siècle, puis leur hauteur a été relevée à environ 8 mètres après la crue de 1927. L’objectif était simple : protéger les habitants et les cultures des inondations catastrophiques. Mais un fleuve encagé ne dépose plus les sédiments qui, depuis 7 000 ans, construisaient patiemment le delta.

Les digues ont apporté la protection contre les crues recherchée, mais elles ont empêché les sédiments vitaux de reconstruire les marais en train de se dégrader, provoquant une extension des zones d’eau libre et une érosion accrue. La boue qui aurait dû épaissir les marais part désormais directement se perdre au large, dans les eaux profondes du golfe. Pendant ce temps, le sol du delta continue de se tasser sous son propre poids, un phénomène naturel de compaction que plus rien ne vient compenser.

Le pétrole et le gaz ont ajouté leur propre trait de scalpel. Des milliers de kilomètres de canaux ont été creusés dans les marais pour l’exploration et le transport des hydrocarbures depuis le milieu du 20e siècle. Le creusement de canaux pour améliorer l’accès et la navigation a accéléré l’intrusion d’eau salée. Cette eau saumâtre tue la végétation qui retenait la terre, transformant peu à peu des prairies humides en nappes d’eau ouverte.

À retenir

  • Un terrain de football américain de côtes disparaît en Louisiane toutes les 100 minutes depuis les années récentes.
  • Les digues du Mississippi, construites pour éviter les crues après 1927, empêchent les sédiments de reconstruire le delta.
  • Entre 1932 et 2016, la Louisiane a perdu environ 4 833 kilomètres carrés de terres, soit 25 % de son littoral de 1932.
  • L’extraction pétrolière et gazière a creusé des milliers de canaux qui ont accéléré l’intrusion d’eau salée et l’érosion.

Sommaire

  1. Un quart du littoral englouti en moins d’un siècle
  2. Rendre sa boue au fleuve pour sauver ce qui reste

Un quart du littoral englouti en moins d’un siècle

Entre 1932 et 2016, la Louisiane côtière a perdu environ 4 833 kilomètres carrés de terres, avec une estimation modélisée à 5 197 kilomètres carrés, soit près de 25 % de la surface qui existait en 1932. Cette perte n’a pas suivi une courbe régulière. Les rythmes de perte ont varié dans le temps, allant de 83,5 kilomètres carrés par an lors des phases les plus rapides à 28 kilomètres carrés par an aux périodes les plus lentes. Le pic de dégradation se situe dans le milieu des années 1970, avant un ralentissement progressif observé depuis.

C’est à peu près la taille de l’État du Delaware qui a glissé sous les vagues.

Isle de Jean Charles incarne ce basculement mieux qu’aucune statistique. Cette petite île du bayou, habitée par la tribu Biloxi-Chitimacha-Choctaw, s’est vue encerclée par une eau salée montante au fil des décennies, ses terres agricoles transformées en marécages puis en eau libre. En 2016, l’État a obtenu une enveloppe fédérale pour organiser un déménagement collectif, une première aux États-Unis pour une communauté entière poussée dehors par la dégradation de son environnement.

En 2016, la Louisiane a reçu 48,3 millions de dollars de subventions fédérales pour reloger 37 résidents ou familles de l’Isle de Jean Charles. Le nouveau site, surnommé « The New Isle », se trouve à environ 65 kilomètres au nord de l’île d’origine, loin du sel et des marées. Certains anciens habitants racontent aujourd’hui des maisons mal construites, des fuites, des appareils défaillants.

Le déracinement, même financé, ne s’improvise pas.

Rendre sa boue au fleuve pour sauver ce qui reste

Face à ce constat, l’État de Louisiane mise désormais sur des ouvrages inverses de ceux qui ont créé le problème : des dérivations contrôlées, capables de rouvrir ponctuellement une brèche dans les digues pour laisser le fleuve déposer sa boue là où le delta en a le plus besoin. L’idée n’est pas de démolir les digues protégeant les villes, mais de recréer artificiellement l’effet des anciennes crues saisonnières, sédiment par sédiment.

La phrase « nous perdons un terrain de football toutes les 100 minutes » sort désormais si facilement de la bouche des habitants qu’elle a perdu son pouvoir de choc, alors qu’elle devrait continuer à effrayer. Les responsables du programme de restauration côtière insistent régulièrement sur ce point : la familiarité avec la statistique ne doit pas éteindre l’urgence d’agir. Un ancien responsable du dossier a rappelé que la plupart des Louisianais peuvent réciter ce chiffre aussi vite que leur propre adresse. Les grands projets de dérivation restent pourtant coûteux, longs à construire, et suscitent des débats locaux, notamment chez les pêcheurs qui craignent pour la salinité de leurs zones de pêche.

Le rythme de perte de terres s’est ralenti depuis 2010, selon l’USGS, sans que cela signifie que l’érosion se soit arrêtée : une tempête majeure suffirait à inverser cette accalmie apparente en quelques heures.

Sources : migrationpolicy.org | nrdc.org

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway