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Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, accuse la première ministre, Christine Fréchette, de ne pas avoir suffisamment défendu les intérêts du Québec dans les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis.
« On a une preuve supplémentaire qu’en ce moment, malheureusement, le Québec a choisi la voie d’être spectateur au lieu d’être debout pour nos entreprises et nos intérêts, et ce n’est pas une posture normale », dénonce-t-il lors d’une conférence de presse à Montréal, jeudi, dans le but de présenter une candidature.
La veille, Mme Fréchette a dit qu’elle « n’a pas eu de réponse à ses questions » au sortir d’une rencontre virtuelle entre le premier ministre du Canada, Mark Carney, et ses homologues provinciaux.
« Est-ce que ce que [M. Carney] va me donner comme information demain, peut-être après-demain, ça va me rassurer ? Ça reste à voir », a ajouté la première ministre.
Lors de la rencontre, M. Carney aurait demandé aux provinces de remettre l’alcool américain en vente sur leurs tablettes, selon les premiers ministres de la Nouvelle-Écosse et la Saskatchewan. Mais Mme Fréchette a refusé de prendre cet engagement avant d’avoir une connaissance plus profonde des modalités de l’entente.
À maintes reprises dans les derniers jours, la première ministre a répété qu’elle estimait qu’il y avait des « lignes rouges » à ne pas franchir du côté d’Ottawa. On parle ici de la gestion de l’offre ainsi que de la protection de la culture québécoise et du français.
M. St-Pierre Plamondon voit dans la réponse de la première ministre une démonstration que le gouvernement caquiste ne fait que « tirer sur le jupon » du gouvernement fédéral.
Un gouvernement péquiste serait plus « affirmatif » dans la défense des intérêts de la province, avance M. St-Pierre Plamondon.
« À ceux qui diront : “c’est impossible : vous rêvez en couleur”, regardez ce que l’Alberta fait. Regardez ce que l’Ontario fait. […] Même l’île du Prince-Édouard a fait mieux que nous autre. »
Mme Fréchette rétorque qu’elle a eu un « long appel » avec M. Carney jeudi matin. « Ça, c’est travailler pour les gens. Ce n’est pas de faire une tournée des médias alors qu’on est en pleine crise », affirme-t-elle lors d’une conférence de presse à Roberval.
Elle accuse le PQ de créer de l’incertitude avec sa promesse de tenir un référendum. « Les Québécois ne sont pas là. Leurs priorités ne sont pas là. »
Pour le chef péquiste, c’est plutôt l’approche du gouvernement Fréchette qui alimente l’incertitude économique. « Cette incertitude vient du fait que le gouvernement du Québec n’a en fait aucune information sur ce qui se négocie alors que ce sont nos intérêts, nos champs de compétences. »


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