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Le conflit entre l’armée et les Forces de soutien rapide, qui a éclaté en 2023, a fait des dizaines de milliers de morts, provoqué le déplacement de millions de personnes et déclenché ce que les Nations unies décrivent comme la plus grave crise de la faim au monde.

Une frappe de drone sur un tribunal coutumier de l’Etat du Darfour du Nord, au Soudan, a tué 35 personnes, dimanche 2 août, a rapporté, dans un communiqué, un groupe de défense des droits humains, Emergency Lawyers. L’ONG accuse l’armée régulière soudanaise d’être responsable de cette attaque.

Selon ce groupe indépendant qui documente le conflit entre l’armée et les paramilitaires ayant éclaté en 2023, la frappe a visé le tribunal du village de Garra Al-Zawaya à la mi-journée, alors que des civils « s’étaient réunis pour assister à des audiences portant sur un certain nombre d’affaires et de litiges locaux ».

La frappe a également endommagé le bâtiment du tribunal, une institution traditionnelle servant à régler les différends locaux et tribaux, a affirmé le groupe.

Un pays scindé en deux

Le conflit entre l’armée et les Forces de soutien rapide (FSR), qui a éclaté en avril 2023, a fait des dizaines de milliers de morts, provoqué le déplacement de millions de personnes et déclenché ce que les Nations unies décrivent comme la plus grave crise de la faim au monde.

De fait, la guerre a scindé le Soudan en deux : l’armée contrôle le nord, l’est et le centre du pays, tandis que les FSR ont consolidé leur emprise sur le Darfour, à l’ouest, et certaines parties du sud.

L’utilisation de drones est devenue une caractéristique de plus en plus marquante du conflit ces derniers mois. Selon les Nations unies, plus de 1 000 civils ont été tués dans de telles frappes au cours des cinq premiers mois de l’année.

Le Monde avec AFP