Après avoir déclaré, la veille, avoir renoncé à de nouvelles frappes sur l’Iran à condition qu’un accord soit rapidement conclu, le président américain a affirmé, dimanche, que des pourparlers avec Téhéran étaient prévus lundi après-midi.

Donald Trump à bord d’Air Force One, lors de son retour à la Maison Blanche, le 2 août 2026. - JACQUELYN MARTIN/ AP PHOTO Donald Trump à bord d’Air Force One, lors de son retour à la Maison Blanche, le 2 août 2026. JACQUELYN MARTIN/ AP PHOTO

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Chute du prix du baril de pétrole après l’annonce de négociations entre les Etats-Unis et l’Iran

Les prix du pétrole chutent, lundi, à l’ouverture des échanges asiatiques après l’annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d’Ormuz.

Vers 0 h 50, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69 % à 83,81 dollars (72,60 euros environ). Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67 % à 80,72 dollars (69,90 euros environ).

Explosion « à proximité immédiate » d’un pétrolier dans le détroit d’Ormuz

L’équipage d’un pétrolier a signalé « avoir entendu une explosion à proximité immédiate du navire », alors qu’il se trouvait dans le détroit d’Ormuz, a signalé l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO, dans la nuit de dimanche à lundi.

« Le navire et l’équipage sont tous déclarés sains et saufs », a écrit l’agence britannique sur X, sans préciser l’origine de l’explosion, survenue à 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise de Khasab.

Donald Trump affirme lancer de nouveaux pourparlers avec Téhéran

« Bien sûr que [les Iraniens] ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l’ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme », a affirmé le président américain, Donald Trump, dimanche à bord de son avion Air Force One, après avoir déclaré, samedi, avoir renoncé à de nouvelles frappes – conjointes avec Israël – sur l’Iran à condition qu’un accord soit rapidement conclu.

« Ce que l’on fait maintenant, c’est parler avec eux sous la forme d’une négociation. Cela commence demain après-midi », soit lundi, a-t-il ajouté.

Le président républicain a précisé que la demande de retenir des frappes sur l’iIran durant le week-end provenait de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l’Iran lui-même. « Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l’Iran », a-t-il assuré depuis l’avion présidentiel.

L’accord Iran-Oman ne signifie pas la réouverture du détroit d’Ormuz, prévient Téhéran

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, a précisé dimanche soir que les discussions avec Oman sur une nouvelle route maritime dans le détroit d’Ormuz durent depuis près de deux mois et ne concernent en rien la réouverture du détroit, conditionnée selon lui à la fin des « manquements » américains.

Selon des propos rapportés par l’agence iranienne IRNA, M. Baghaei a averti que tout pays hébergeant des bases ou une logistique militaire au profit d’un « agresseur » serait, « selon le droit international, considéré comme partie prenante à l’agression, ouvrant droit à une riposte iranienne ». Il a par ailleurs rejeté toute influence des déclarations américaines sur les positions de Téhéran.

Le président iranien brandit le mémorandum signé en juin avec Washington, pourtant maintes fois dénoncé comme violé

Alors que les discussions se poursuivent entre l’Iran et les Etats-Unis en vue d’un accord, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a vanté, dimanche sur X, le protocole d’accord signé fin juin avec Washington, après validation par le conseil suprême de sécurité nationale iranien. Il l’a présenté comme le fruit d’une « sagesse collective » des membres du Conseil, unis derrière ce texte, et a affirmé croire qu’il constituera « le centre de gravité » de la diplomatie iranienne à l’avenir. Il a appelé à « contraindre l’ennemi à respecter ce qu’il a signé », estimant que cet accord renforce la sécurité de l’Iran, de la région et de ses alliés.

Téhéran a pourtant dénoncé, à plusieurs reprises depuis la signature, des violations du texte par Washington : dès le 27 juin après des frappes américaines, puis en juillet après la révocation de la suspension des sanctions sur le pétrole iranien, et dans une lettre adressée à l’ONU le 15 juillet accusant les Etats-Unis d’avoir « sapé de manière active et systématique les fondements mêmes de cet accord ».

Sur Le Monde aujourd’hui

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L’Iran dit être proche d’un accord avec Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires

Le ministère des affaires étrangères iranien a jugé, dimanche, qu’un accord avec Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d’Ormuz, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, se rapprochait.

« Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties – ni la route nord, ni la route sud –, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaeil Baghaei, dans une interview à la télévision d’Etat.

Des efforts en cours pour ranimer le protocole d’accord avec Washington, selon un député iranien

Un député iranien, porte-parole de la commission de sécurité nationale, a fait état dimanche de tractations diplomatiques pour redonner vie au protocole d’accord conclu mi-juin par Washington et Téhéran, et récemment mis à mal par la reprise des bombardements.

« Je peux vous annoncer que des efforts sont en cours pour relancer l’accord en 14 points d’Islamabad, notamment de la part des médiateurs », a déclaré Hassan Ghashghavi dans une interview télévisée, en référence au Qatar et au Pakistan. « Ils savent que la question principale est celle du détroit d’Ormuz, clé du dossier à l’heure actuelle, et il y a un échange de vues » à ce sujet, a-t-il poursuivi.

Cinq mois après le début de la guerre, qui a fait des milliers de morts dans la région et ébranlé l’économie mondiale, les pays médiateurs sont à la peine pour faire revenir les belligérants à la table des négociations. L’accord annoncé en juin pour installer durablement le cessez-le-feu en vigueur depuis avril a volé en éclats début juillet. Au cœur de la discorde, le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport des hydrocarbures sur lequel Téhéran veut garder le contrôle.

Pétrole : l’OPEP+ augmente ses quotas de production de septembre

L’Arabie saoudite, la Russie et cinq autres membres de l’OPEP+, qui se sont réunis en ligne dimanche, ont décidé d’augmenter leurs quotas de production de pétrole pour le mois de septembre.

« Les sept pays participants ont décidé de mettre en œuvre un ajustement de la production de 188 000 barils par jour », soit un montant similaire aux mois précédents, précise le communiqué de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), sans faire mention d’une pause de ce cycle haussier pourtant très anticipée par les analystes.

Le point sur la situation, dimanche 2 août à midi

  • Donald Trump a annoncé suspendre de nouvelles frappes prévues contre l’Iran à la demande de Téhéran et d’autres pays de la région, à condition qu’un accord pour mettre fin à la guerre soit rapidement conclu.
  • Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, a appelé le président américain à « privilégier le dialogue afin de réduire les tensions », et encouragé à « déployer tous les efforts possibles pour obtenir une trêve », selon l’agence de presse officielle saoudienne SPA.
  • L’Iran n’a pour l’heure pas commenté les affirmations de Donald Trump. Mais avait fait savoir que son chef de la diplomatie multipliait les échanges : le ministre des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, s’est entretenu selon les médias officiels de son pays avec son homologue saoudien.
  • Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end. CBS News mentionnait la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et les centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël.
  • Samedi, avant l’annonce de Donald Trump, les ambassades américaines au Moyen-Orient avaient appelé leurs ressortissants à « envisager de quitter » le Moyen-Orient en raison d’une possible « escalade » du conflit régional.

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Un média iranien dément l’affirmation de Donald Trump selon laquelle Téhéran aurait demandé à Washington de ne pas frapper

Citant des responsables militaires, l’agence de presse iranienne Mehr a expliqué que les « allégations » du président américain, Donald Trump, n’étaient « qu’un nouveau mensonge », ajoutant : « Nos forces sont en état d’alerte maximale et prêtes à toute éventualité ». Le président américain a affirmé que Téhéran aurait demandé à Washington de renoncer à de nouvelles frappes contre l’Iran.

L’agence de presse iranienne Fars dément un accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz

L’agence de presse iranienne Fars a affirmé, en citant des sources présentées comme proches des autorités, qu’aucun accord n’a été conclu sur une réouverture du détroit d’Ormuz. Selon l’une de ces sources, les informations diffusées par certains médias selon lesquelles Téhéran a accepté un plan de réouverture sont « fausses ».

Toujours selon Fars, une source militaire a affirmé que le détroit resterait fermé tant que les « actions hostiles » des Etats-Unis se poursuivraient. Elle a ajouté que le passage des navires n’a été autorisé que par l’itinéraire défini par les autorités iraniennes et avec l’autorisation de la marine des gardiens de la révolution.

Donald Trump et le prince héritier saoudien ont discuté des tensions au Moyen-Orient lors d’un appel

Le prince héritier et dirigeant de facto saoudien, Mohammed Ben Salman (dit « MBS »), allié-clé des Etats-Unis, s’est entretenu par téléphone avec Donald Trump, a rapporté, dimanche l’agence de presse saoudienne officielle SPA. « Le prince héritier a souligné la nécessité de privilégier le dialogue afin de réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles pour obtenir une trêve », a-t-elle précisé, quelques heures après que le président américain a dit suspendre, à la demande de pays de la région, de nouvelles frappes prévues contre l’Iran.

Dès 2020, le président Trump avait fragilisé les Etats-Unis en capitulant face aux talibans, tandis que l’Iran et ses partisans multipliaient déjà les attaques contre les bases américaines. A lire, la dernière chronique de Jean-Pierre Filiu, professeur des universités à Sciences Po et spécialiste du Moyen-Orient.

Selon Marco Rubio, l’Iran est contraint de conclure un accord en raison d’une baisse de ses capacités militaires

Dans une interview publiée sur Fox News, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, assure que les capacités militaires de l’Iran ont été amoindries et que les responsables iraniens « sont maintenant disposés, et dans certains cas semblent impatients, à conclure un accord sur la dénucléarisation ».

Cette déclaration a été faite avant le message de Donald Trump, sur Truth Social, affirmant que Washington était convenu avec Israël de suspendre de nouvelles frappes prévues contre l’Iran à la demande de Téhéran et d’autres pays de la région, à condition qu’un accord soit rapidement conclu.

Donald Trump dit avoir annulé une attaque sur l’Iran

Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis et Israël étaient convenu de suspendre les nouvelles frappes prévues contre l’Iran à la demande de Téhéran et d’autres pays de la région, à condition qu’un accord soit rapidement conclu.

Dans un message sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump affirme que les Etats-Unis sont « prêts à frapper la République islamique d’Iran, à des niveaux de terreur militaire, de force et de puissance jamais vus depuis la seconde guerre mondiale ».

« Malgré cela, nous venons d’être priés par l’Iran, et par d’autres pays du Moyen-Orient, de suspendre toute attaque », a-t-il ajouté. « Sur la base de cette demande, j’ai accepté… d’annuler l’attaque, sous réserve de pouvoir conclure rapidement un accord. Israël se joint à moi dans cet engagement », a-t-il dit.

Selon le président américain, l’accord doit inclure « l’ouverture immédiate complète et totale du détroit d’Ormuz, ainsi que la fin de la menace nucléaire iranienne ».

Vendredi, Donald Trump avait menacé lors d’une conseil des ministres de frapper l’Iran « très fort ». Selon plusieurs médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end.

D’après CBS News, les Etats-Unis et Israël préparaient des frappes conjointes, visant les raffineries de pétrole et les centrales électriques comptant parmi les cibles possibles.

Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, a appelé Donald Trump samedi pour exprimer ses inquiétudes concernant ses projets de frappes, a rapporté Axios, citant des responsables américains anonymes.

L’ONU s’inquiète des démolitions israéliennes au Liban

Les Nations unies ont fait part de leur inquiétude face à la poursuite des démolitions menées par Israël dans le sud du Liban, malgré un cessez-le-feu.

Cette déclaration survient après de fortes explosions provoquées dans la nuit de jeudi à vendredi par Israël près de la forteresse de Beaufort, classée sur la liste du patrimoine mondial en péril de l’Unesco.

Israël a dit que son armée avait utilisé quelque 700 tonnes d’explosifs pour détruire des « tunnels terroristes dans la région », agissant à la suite d’une « violation » du cessez-le-feu par le Hezbollah pro-iranien.

« L’ampleur des explosions et des démolitions qui ont lieu dans le sud du Liban est très préoccupante », ont déclaré les Nations unies dans un communiqué. Elles ont parlé d’« un impact dévastateur sur les infrastructures civiles, le patrimoine culturel et la mémoire collective des communautés ».

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé, vendredi, « une escalade extrêmement dangereuse », ainsi qu’une « menace directe » pour la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu en juin en vue d’une « paix durable ».

L’armée israélienne annonce avoir tué plusieurs membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L’armée israélienne a affirmé avoir tué « plusieurs terroristes du Hezbollah » dans la zone de la crête d’Ali Al-Taher, située dans la « zone de sécurité » où ses soldats sont déployés, dans le sud du Liban.

L’armée israélienne a également annoncé qu’un de ses officiers avait été « modérément blessé » au cours de l’affrontement. Elle a assuré qu’elle continuerait d’agir « pour éliminer toute menace contre ses soldats » et qu’elle ne permettrait pas au Hezbollah « de porter atteinte aux civils israéliens ».

Le point sur la situation, samedi 1ᵉʳ août en début d’après-midi

  • L’armée iranienne a accusé les Etats-Unis de favoriser l’« escalade des tensions » dans la guerre au Moyen-Orient, et a mis en garde les alliés de Washington dans la région, leur demandant de « reconsidérer leur coopération ».
  • Vendredi, le président américain, Donald Trump, avait menacé de frapper l’Iran « très fort », alors que des médias américains ont rapporté que Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs ce week-end, qui viseraient notamment des infrastructures énergétiques.
  • Un pétrolier a été frappé par un « projectile non identifié » samedi, au large de la ville côtière de Limah, à Oman, à l’entrée du détroit d’Ormuz, a annoncé l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
  • Les ambassades américaines dans plusieurs capitales du Moyen-Orient ont mis en garde les citoyens américains contre une éventuelle « escalade » du conflit régional et les ont exhortés à se tenir prêts à quitter la région.
  • Les autorités égyptiennes ont appelé à éviter « l’escalade » et les « spéculations » après l’incident survenu dans le port égyptien de Damiette, où deux navires gaziers ont été frappés cette semaine par un drone.

Des ambassades américaines appellent leurs citoyens à « envisager de quitter » le Moyen-Orient

« Les Américains présents dans la région devraient envisager de partir, ou être prêts à partir en cas d’escalade », précise une alerte de sécurité dont des versions ont été publiées sur les réseaux sociaux par les missions américaines à Amman, Jérusalem et Bagdad.

En Jordanie, les citoyens américains ont été appelés à éviter les bases militaires américaines, récemment visées par des missiles iraniens. En Israël, il leur a été recommandé de repérer l’abri antiaérien le plus proche.

« Le régime iranien est imprévisible, comme l’ont montré ses récentes décisions d’attaquer des zones de la région sans avertissement ni provocation, ainsi que d’étendre ses attaques à des zones qui n’avaient pas été visées auparavant (comme l’Egypte) », explique un message publié sur le site de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Un soldat israélien blessé lors d’un « affrontement rapproché » avec le Hezbollah, selon Tsahal

L’armée israélienne a annoncé qu’un de ses soldats avait été modérément blessé lors d’un « affrontement rapproché » avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, au cours la nuit de vendredi à samedi, malgré le cessez-le-feu.