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Le ministre de l'Intérieur a réagi ce dimanche à un communiqué du Syndicat de la magistrature, qui a appelé à cesser « de réprimer la jeunesse pour la faire taire ».
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:21 | mis à jour aujourd'hui à 12:23 - Temps de lecture :
Les forces de l’ordre « ne répriment pas la jeunesse » mais « protègent » élèves et étudiants désireux de « porter pacifiquement leurs revendications », a assuré dimanche le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, réfutant toute intervention « disproportionnée ».
Policiers et gendarmes « interviennent avec fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences, exactions commises par les fauteurs de troubles et ce avec proportionnalité sous le contrôle de leur hiérarchie et le cas échéant de la Justice », a ainsi affirmé le ministre de l’Intérieur sur son compte X.
Le ministre répond au Syndicat de la magistrature
Répondant au Syndicat de la magistrature (SM), qui a appelé à cesser « de réprimer la jeunesse pour la faire taire », Laurent Nuñez a déploré des « accusations graves et sans fondement d’interventions soi-disant brutales et disproportionnées qui seraient dirigées de surcroît contre "les jeunes racisés issus des quartiers populaires" ». Il a également regretté une « communication accusatoire totalement déconnectée du monde réel » de la part du syndicat.
L'Iran dénonce une « violence disproportionnée » contre les manifestants
L'Iran a condamné ce dimanche le recours à ce qu'il qualifie de « violence disproportionnée » contre le mouvement lycéen de protestation en France, sur fond de tensions entre les deux pays. « Une telle violence disproportionnée contre les manifestants est injustifiable », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, interrogé sur le mouvement. « La France se doit de respecter les droits et libertés fondamentaux de ses citoyens. Les informations faisant état de violences policières sont préoccupantes », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle l'AFP a assisté. Les déclarations de la diplomatie iranienne surviennent dans un contexte de relations tendues entre Paris et Téhéran.
Depuis lundi, les autorités ont dénombré plus de 5 000 interpellations, dont environ 85 % de mineurs, en marge du mouvement de blocage lycéen. Pour la seule journée de vendredi, marquée par des tensions avec les forces de l’ordre, il y a eu plus de 1 700 interpellations lors de cette mobilisation pour réclamer davantage de moyens, plus d’enseignants et dénoncer l’interdiction des téléphones portables dans les établissements.
L’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », a été saisie de cinq enquêtes.


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