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Après Marine Le Pen samedi, les cadres du RN défendent tous Jordan Bardella ce dimanche. Mediapart a révélé des écrits antisémites attribués au chef du parti.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 13:47 | mis à jour aujourd'hui à 13:49 - Temps de lecture :
Les cadres du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy et Laurent Jacobelli, ont continué dimanche à « faire bloc derrière Jordan Bardella », accusé d’écrits antisémites, et ont visé Mediapart, à l’origine des révélations, en mettant en doute les méthodes d’investigation employées.
« Je réitère mon soutien et mon amitié à Jordan Bardella face à une campagne épouvantable », a ainsi lancé sur CNEWS/Europe 1 Jean-Philippe Tanguy. « Accuser un innocent d’avoir […] participé à l’idéologie la plus odieuse que la Terre ait portée, ce n’est pas juste une anecdote ou juste rappeler une erreur de jeunesse, c’est une accusation infâme, odieuse. Et nous faisons bloc derrière Jordan Bardella », a insisté le député de la Somme. « Jordan Bardella n’a jamais écrit, prononcé, pensé ces propos. J’en ai la conviction intime », a abondé Laurent Jacobelli, député et porte-parole du RN, invité de LCI.
Marine Le Pen a « totalement confiance en Jordan »
Samedi, la candidate du RN à la présidentielle, Marine Le Pen, a adressé un message laconique au journal La Tribune Dimanche, réaffirmant avoir « totalement confiance en Jordan ».
Le président du RN est depuis une semaine dans la tourmente après la révélation par le média en ligne Mediapart de messages datant de 2013, que le journal en ligne attribue à Jordan Bardella, alors jeune militant du parti. « Les banques sont toutes détenues par des Juifs » ; « Le juif doit dominé (sic) les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur », aurait-il notamment écrit sur la plateforme Messenger.
Si le président du RN conteste « formellement » être l’auteur de ces messages, Mediapart a enfoncé le clou jeudi en publiant des éléments d’authentification des écrits. À savoir une extraction de ces messages par Meta, maison mère de Facebook, le 16 août, certifiée par huissier le 29 septembre.
Mediapart prêt à faire de nouveau authentifier ses preuves
Un délai de six semaines qu’a attaqué dimanche Laurent Jacobelli. « Qu’est-ce qui s’est passé sur ce fichier pendant un mois et demi ? Qui a garanti que tout cela est vrai », a-t-il lancé, affirmant que « même le constat d’huissier ne dit pas que l’auteur (des messages antisémites) est Jordan Bardella ». « Ce n’est pas des preuves, c’est n’importe quoi », a-t-il renchéri.
Dans un article publié vendredi, Mediapart s’est dit prêt à reproduire l’export de données « en présence de la source et de prouver que celui-ci est identique au précédent ». Le journal a aussi défendu les vérifications de l’identité de l’émetteur des messages, en pointant « les nombreux éléments biographiques que l’actuel président du RN dissémine au cours de cette longue conversation Messenger ».
Mais pour Jean-Philippe Tanguy, Mediapart « est de mauvaise foi » et s’adonne à des « techniques de voyant, d’escroc ». « Ça va être une campagne de boules puantes », a pour sa part déploré Laurent Jacobelli en prédisant que le parti d’extrême droite devrait affronter « d’autres rumeurs, d’autres calomnies ».


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