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La Société des alcools du Québec (SAQ) a ouvert une nouvelle succursale dans le quartier Ascot à Sherbrooke. Cette ouverture survient alors que la société d'État a annoncé l'an dernier la fermeture de huit succursales à travers la province en 2025 et 2026.
Avec l'ouverture de la nouvelle succursale sur la rue Belvédère, la SAQ compte maintenant 8 adresses à Sherbrooke.
Ce magasin, dont les coûts s'élèvent à environ 500 mille dollars, est dans les cartons depuis plus d'un an. La société d’État ne s'était pas installée à Sherbrooke depuis plus de 20 ans.
Questionnée sur les raisons qui justifient l'ouverture d'une succursale de la SAQ, alors que d’autres ferment, la société a expliqué avoir jugé opportun d'établir un nouveau magasin dans ce secteur en plein développement depuis quelques années.
Quand on a trop de magasins à l'intérieur d'un certain cercle, on se dit que peut-être qu’on est en sous-performance, puis qu’on pourrait être aussi performant avec moins de succursales [...] par contre, quand il y a un endroit où il y a des clients, puis que ça pourrait être pertinent d'être là, l'idée est de faire les bons choix pour assurer la performance de la SAQ, explique la vice-présidente exploitation des réseaux de vente à la SAQ, Isabelle Dufour.
Une épicerie s’est établie dans le quartier Ascot l‘été dernier. Des projets domiciliaires, comme celui au Carré Belvédère, progressent également.
S'il faut ouvrir, ben ça va nous faire plaisir d'ouvrir, puis s'il faut fermer pour assurer notre performance, ben on va le faire aussi malheureusement.
La SAQ doit adapter sa stratégie aux habitudes de consommation des jeunes adultes et à la baisse de l’achalandage dans son réseau. Elle a, par exemple, lancé son concept de mini-agence. Il s’agit de comptoirs implantés au sein d’autres commerces.
Des changements de comportements
Éduc-alcool attribue la baisse de la consommation d'alcool, entre autres à une meilleure compréhension des enjeux de santé liés à l'alcool chez la population et à la diversification des produits sans alcool.
Je ne consomme pas parce que je trouve que ce n'est pas bon pour la santé, a soutenu un Sherbrookois.
Pour sa part, Louis Vachon, un nouveau résident d’Ascot, estime que ses habitudes n'ont pas vraiment changé. Il explique privilégier le vin plutôt que les spiritueux.
Ce n'est pas chaque jour, mais une petite bouteille de vin de temps en temps, c'est bien plaisant, explique un jeune homme, Justin Marcotte. Quand on a des activités avec les amis ou des petites soirées avec l'université, précise Rose Prince.


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