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Santé publique Sudbury et districts appelle les résidents à la prudence face à la blastomycose, une infection rare causée par un champignon qui se trouve dans les sols humides de certaines régions du Nord de l’Ontario.
Bien qu’une contamination soit rare, le bureau de santé publique désigne le territoire du Grand Sudbury comme une zone où cette infection est endémique.
La blastomycose provient de certaines spores qui vivent dans des feuilles qui sont tombées, des bûches et le sol dans les forêts, a indiqué Dre Emily Groot, médecin hygiéniste adjointe pour la Santé publique.
C’est habituel dans le Nord de l’Ontario, précisément dans le Nord-Ouest de l’Ontario, ainsi que l’île Manitoulin. L’organisme fongique préfère des terres humides, près des sources d’eau, a-t-elle expliqué.

Dre Emily Groot dit que les inquiétudes liées à la blastomycose ne devraient pas empêcher les Nord ontariens de profiter de la nature. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Elle souligne que ce champignon peut pousser près des conifères, grâce à l’acidité du terrain. Toutefois, elle spécifie que le risque ne devrait pas freiner les gens qui veulent profiter d’activités en plein air.
Pour l’instant, la santé publique a déterminé qu'il y a six cas dans la région. Dre Groot dit que c’est un niveau typique.
Quels sont les symptômes de la blastomycose?
Ce ne sont pas tous les cas qui produisent des effets sévères sur la santé, selon Dre Groot. Toutefois, certains pourront ressentir des symptômes semblables à une pneumonie ou un rhume, et ensuite se remettre en état.
Mazen Saleh, professeur à la Faculté des sciences naturelles de l’Université Laurentienne, souligne que l’infection fongique pourrait provoquer des conséquences graves sur le système nerveux et certains organes.
La phase avancée de l’infection, si elle n’est pas traitée, pourrait devenir très sérieuse, et parfois fatale, explique-t-il.

Mazen Saleh, professeur à l'Université Laurentienne, est spécialiste des maladies infectieuses. (Photo d'archives)
Photo : Capture d'écran
Une bonne compréhension de la contamination est essentielle, dit-il, en précisant que les autorités réussissent à bien avertir le public sur sa présence.
Dre Groot, ainsi que le professeur Saleh affirment que les gens peuvent se protéger en portant un masque lors d'activités, comme le jardinage, la randonnée ou la construction extérieure.
Mais la médecin hygiéniste note que la meilleure méthode de sécurité, c’est d’en apprendre plus sur l’infection et d’intervenir rapidement. Elle dit qu’il est pertinent de parler de ses expériences en plein air à un professionnel de la santé, si l’on observe des symptômes de pneumonie.
Entre novembre 2021 et janvier 2022, dans la région de la Première Nation de Constance Lake, une éclosion de blastomycose aurait coûté la vie à cinq personnes.
L’an dernier, un jury du coroner avait déterminé les circonstances des décès, et émis 79 recommandations pour assurer la prévention de décès semblables.
Pour sa part, Santé publique de Sudbury et districts a élaboré un plan de mise en œuvre des recommandations en juillet, selon Dre Groot.
Avec les informations de Gabrielle Hutson de CBC


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