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Santé publique ou responsabilité individuelle? Genève vote sur la contraception gratuite, un choix de société

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Publié le 15 septembre 2026 à 11:36. / Modifié le 15 septembre 2026 à 12:10. 6 min. de lecture

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C’est une alarme, le soir, après manger, pour éviter un oubli de pilule. Le souvenir douloureux d’une crampe lors de la pose d’un stérilet. Une discussion pas facile dans l’arrière-salle d’une pharmacie pour s’assurer d’un lendemain sans enfant. Ou le sermon d’un parent un peu gêné sur le coin du lit de son adulte en devenir. La contraception s’invite dans les recoins les plus intimes du quotidien, avec son lot de questionnements ultra-communs, et de réponses, jamais anodines, souvent changeantes. Parce que la médecine progresse, que la sexualité et les projets de vie évoluent. Parfois aussi, parce que les moyens financiers demandent de reconsidérer les options.

La Suisse ne se situe qu’en milieu de classement dans le dernier atlas européen consacré aux politiques publiques en matière d’accès à la contraception. L’accès à l’information y est jugé bon, voire exceptionnel – une loi fédérale de 1981, dite sur les «centres de consultation en matière de grossesse», a permis d’asseoir la présence des centres de santé sexuelle dans tous les cantons, l’éducation sexuelle à l’école est de qualité, le maillage associatif est robuste comme les services publics. Mais contrairement à une vingtaine de pays comme la France et le Royaume-Uni, les contraceptifs n’y sont pas remboursés. Aujourd’hui, «le coût est un frein réel», explique la conseillère en santé sexuelle Julie Deschamps. Pas une semaine, dit-elle, sans recevoir une femme, jeune ou moins jeune, qui n’a pas pu renouveler son implant, qui cherche une solution pour continuer la pilule ou les patchs, ou mettre un stérilet.

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