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"Tout va bien se passer" ou encore "J’en suis capable"… Vous êtes-vous déjà demandé si le fait de vous parler à vous-même, à voix haute ou par le biais de cette petite voix intérieure, était normal ou non ? Réponse.
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:08 | mis à jour aujourd'hui à 17:29 - Temps de lecture :
A première vue, se parler à soi-même, au quotidien ou dans certaines situations spécifiques, peut sembler incongru, la communication au sens traditionnel du terme étant censée constituer un échange entre deux ou plusieurs personnes. Pour autant, le fait de se parler à soi-même nous concerne tous, comme le montrent de nombreux travaux en psychologie.
Dès l’enfance
Le psychologue russe Lev Vygotski (1896-1934) fut l’un des premiers à montrer, chez l’enfant, l’importance de notre voix intérieure. Celle-ci ne disparaît pas à mesure que nous grandissons, au point de constituer un véritable « outil » du quotidien, comme le souligne Ethan Koss, professeur de psychologie à l’Université du Michigan, auteur de l’ouvrage intitulé : Managing Your Emotions – So They Don’t Manage You (Gérer ses émotions, pour qu’elles ne vous gèrent pas, en français). Cette pratique serait ainsi associée à de meilleures performances dans les tâches ou activités qui exigent des efforts cognitifs.
De nombreux avantages
En pratique et selon les cas, cette verbalisation – intérieure ou à haute voix – permettrait notamment à certaines personnes :
- de clarifier leur pensée face par exemple à une difficulté, ou pour résoudre un problème ;
- de se rassurer pour ne pas oublier quelque chose : une course ou la fameuse lettre recommandée à poster ;
- pour se motiver : à l’image des sportifs qui s’encouragent avant le départ d’une épreuve ou d’un candidat à un entretien d’embauche ;
- pour se calmer : en cas d’une montée soudaine en pression ou d’un stress intense. Et au-delà, se parler à soi-même constituerait aussi un levier efficace de régulation des émotions ;
- de ne pas oublier des informations : comme un numéro de téléphone que l’on se répète en boucle.
Des bémols ?
Il semble également que les personnes qui vivent seules auraient davantage tendance à se parler. Voire à discuter avec un… assistant vocal, comme l’a montré une étude réalisée par l’université du Nebraska auprès de seniors vivant en EHPAD ! Avec un bémol : que ce mode de communication ne devienne pas une forme de norme, au risque de se désocialiser…
Enfin, comme le recommande le psychologue Ethan Koss, rien ne vous empêche de continuer « si cela vous procure du bien ». Une façon également de dire que ce petit discours intérieur doit rester positif, envers soi-même. Les petits mots négatifs tendront en effet à davantage vous « enfoncer » qu’à vous booster !
Source : Schertz KE, Orvell A, Chandhok S, Vickers BD, Moser JS, Ayduk O, Kross E. The frequency, form, and function of self-talk in everyday life. Sci Rep. 2025 Nov 6;15(1):38883. - Geurts B. Making Sense of Self Talk. Rev Philos Psychol. 2018;9(2):271-285. doi: 10.1007/s13164-017-0375-y. Epub 2017 Dec 28. - American Association of Retired Persons (AARP)


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