La sitophilie concerne l’ensemble des jeux sexuels autour de l’alimentation. Elle englobe un très large éventail de pratiques.

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La sitophilie peut englober de très nombreuses activités, ou plus précisément de jeux sexuels. Photo Adobestock La sitophilie peut englober de très nombreuses activités, ou plus précisément de jeux sexuels. Photo Adobestock

Du grec sitos pour « nourriture » ou « blé » et philia, relatif à l’amour, la sitophilie correspond à une forme de déviance sexuelle - une paraphilie - à travers laquelle une personne éprouve une attirance érotique autour de la nourriture, au point d’en tirer une excitation sexuelle

De très nombreuses pratiques… 

La sitophilie peut englober de très nombreuses activités, ou plus précisément de jeux sexuels. Sur son blog, le Dr Mark Griffiths, chercheur en psychologie à la Nottingham Trent University, décrit plusieurs situations qui évoquent cette paraphilie. Comme le fait de :

  • manger un ou aliment (crème chantilly, mousse au chocolat…) sur le corps d'une autre personne. Voire un repas entier. Au Japon, le fait de déguster des sushis sur le corps d’une femme nue porte même un nom : le nyotaimori ! Au passage, Mark Griffiths prend soin de préciser que cette pratique ne serait généralement pas perçue comme fétichiste ou paraphilique par ses adeptes 
  • utiliser un aliment pour intensifier un acte sexuel particulier. Le Dr Griffiths donne l’exemple du citron vert qui ferait gonfler les papilles gustatives et augmenter ainsi la sensibilité lors d’une relation orale ;
  • utiliser de la nourriture comme moyen de contrôle et/ou de flagellation dans le cadre de pratiques sadomasochistes : par exemple, le fait d’attacher les mains du partenaire soumis et lui ordonner de manger dans un plat posé au sol ;
  • utiliser la nourriture comme aide à la masturbation. A l’image de la fameuse scène de la tarte aux pommes du film American Pie (Paul Weitz et Chris Weitz, 1999), dans laquelle se masturbe le personnage principal. Ou le fait d’employer des aliments de forme phallique (concombre, courgette…).

A vrai dire, en fonction des aliments et des pratiques sexuelles, le champ des possibles de la sitophilie apparaît très étendu. 

Sources : Blog du Dr Mark Griffiths (Nottingham Trent University).

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