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Une étude présentée le 8 juillet au Forum 2026 de la Fédération des sociétés européennes de neurosciences met en lumière des différences génétiques entre les hommes et les femmes dans les cellules cérébrales, expliquant pourquoi les premiers sont davantage touchés par la maladie de Parkinson.
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :
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La maladie de Parkinson, qui touche aujourd’hui près de 9,4 millions de personnes dans le monde, se caractérise par une dégénérescence progressive de certaines zones cérébrales. Fait étonnant, elle est environ 1,5 à 2 fois plus fréquente chez les hommes, qui présentent également une évolution plus rapide des symptômes. Pourquoi ? Cette question intrigue les scientifiques depuis de nombreuses années. Une nouvelle étude, présentée lors du Forum 2026 de la Fédération des sociétés européennes de neurosciences (FENS, 6-10 juillet, Barcelone), apporte des éléments de réponse.
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Pour Julia Schulze-Hentrich de l’université de la Sarre, en Allemagne, « la prévalence plus élevée de la maladie de Parkinson chez les hommes suggère que des facteurs biologiques liés au sexe pourraient influencer la vulnérabilité. Par conséquent, l’étude des différences entre les sexes pourrait permettre d’identifier des mécanismes pathologiques. »
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Avec son équipe, la chercheuse a analysé des échantillons de cerveau post-mortem de 73 personnes atteintes de la maladie de Parkinson (28 femmes et 45 hommes) et les a comparés à des échantillons provenant d’un groupe témoin de 24 personnes non atteintes (9 femmes et 15 hommes).
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La maladie de Parkinson, qui touche aujourd’hui près de 9,4 millions de personnes dans le monde, se caractérise par une dégénérescence progressive de certaines zones cérébrales. Fait étonnant, elle est environ 1,5 à 2 fois plus fréquente chez les hommes, qui présentent également une évolution plus rapide des symptômes. Pourquoi ? Cette question intrigue les scientifiques depuis de nombreuses années. Une nouvelle étude, présentée lors du Forum 2026 de la Fédération des sociétés européennes de neurosciences (FENS, 6-10 juillet, Barcelone), apporte des éléments de réponse.
Pour Julia Schulze-Hentrich de l’université de la Sarre, en Allemagne, « la prévalence plus élevée de la maladie de Parkinson chez les hommes suggère que des facteurs biologiques liés au sexe pourraient influencer la vulnérabilité. Par conséquent, l’étude des différences entre les sexes pourrait permettre d’identifier des mécanismes pathologiques. »
Des différences cellulaires
Avec son équipe, la chercheuse a analysé des échantillons de cerveau post-mortem de 73 personnes atteintes de la maladie de Parkinson (28 femmes et 45 hommes) et les a comparés à des échantillons provenant d’un groupe témoin de 24 personnes non atteintes (9 femmes et 15 hommes).
Résultat : si certaines réactions au stress de la maladie sont communes à tous (notamment l’activation de protéines permettant de réparer les cellules), des différences notables apparaissent entre hommes et femmes.
Par exemple, dans certaines cellules de soutien du cerveau appelées astrocytes, l’activité des gènes liés aux mitochondries (les centrales énergétiques de la cellule) différait selon le sexe. Dans les oligodendrocytes, l’activité des gènes impliqués dans la synthèse et le maintien de la gaine protectrice des fibres nerveuses (la myéline) était elle aussi différente.
« Ces résultats montrent que la maladie de Parkinson déclenche des réponses au stress communes à tous les individus, indique la chercheuse. Mais qu’il existe également des différences entre les hommes et les femmes au niveau cellulaire, notamment dans la façon dont les cellules de soutien du cerveau gèrent l’énergie et protègent les connexions nerveuses. »
Vers une médecine plus personnalisée
Dans environ 90 % des cas, la maladie résulte de la combinaison de facteurs génétiques, environnementaux et d’autres liés au mode de vie. Ici, les chercheurs confirment que ces interactions sont complexes et diffèrent selon le sexe, ce qui pourrait expliquer en partie les écarts observés dans la fréquence et la progression de la maladie. « Cette découverte pourrait mener à des traitements plus personnalisés, au lieu de considérer tous les patients atteints de la maladie de Parkinson comme biologiquement identiques », conclut la Pre Schulze-Hentrich.


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