En 2024, environ 2,3 millions de nouveaux cas de cancer dans le monde (soit 12 %) étaient directement imputables à des infections, selon une nouvelle étude du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC).

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  • Publiée le 28 septembre dans The Lancet Oncology, une analyse du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) constitue à ce jour l’évaluation la plus complète du fardeau mondial des cancers attribuables aux infections.Photo Adobe Stock

    Publiée le 28 septembre dans The Lancet Oncology, une analyse du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) constitue à ce jour l’évaluation la plus complète du fardeau mondial des cancers attribuables aux infections.

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  •  bactéries (Helicobacter pylori la cause principale du cancer de l’estomac), virus (papillomavirus humain ou HPV, hépatites B et C, herpès-virus…) et parasites.Photo Adobe Stock

    Les chercheurs ont évalué le nombre de cas de cancer imputables à 12 agents infectieux reconnus comme cancérigènes chez l’humain : bactéries (Helicobacter pylori la cause principale du cancer de l’estomac), virus (papillomavirus humain ou HPV, hépatites B et C, herpès-virus…) et parasites.

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  • Ce travail intègre aussi de nouveaux agents infectieux, tels que le VIH, ainsi que des associations récemment établies entre infections et cancers, notamment le lien entre le virus d’Epstein-Barr (EBV) et le cancer de l’estomac.Photo Adobe Stock

    Ce travail intègre aussi de nouveaux agents infectieux, tels que le VIH, ainsi que des associations récemment établies entre infections et cancers, notamment le lien entre le virus d’Epstein-Barr (EBV) et le cancer de l’estomac.

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Publiée le 28 septembre dans The Lancet Oncology, une analyse du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) constitue à ce jour l’évaluation la plus complète du fardeau mondial des cancers attribuables aux infections.

Les chercheurs ont évalué le nombre de cas de cancer imputables à 12 agents infectieux reconnus comme cancérigènes chez l’humain : bactéries (Helicobacter pylori la cause principale du cancer de l’estomac), virus (papillomavirus humain ou HPV, hépatites B et C, herpès-virus…) et parasites. Ce travail intègre aussi de nouveaux agents infectieux, tels que le VIH, ainsi que des associations récemment établies entre infections et cancers, notamment le lien entre le virus d’Epstein-Barr (EBV) et le cancer de l’estomac.

Résultat, cinq agents infectieux concentrent à eux seuls la quasi-totalité des cancers liés aux infections :

  • Helicobacter pylori : 760 000 cas (principalement cancers de l’estomac) ;
  • HPV : 750 000 cas (col de l’utérus, mais aussi de la gorge, de l’anus, etc.);
  • Hépatite B (VHB) : 360 000 cas (cancers du foie) ;
  • EBV : 260 000 cas (lymphomes, cancers du nasopharynx et de l’estomac) ;
  • Hépatite C (VHC) : 160 000 cas (cancers du foie).

Des solutions existent mais  sont sous-utilisées

« Ces résultats soulignent le rôle majeur que peut jouer la lutte contre les infections pour réduire le fardeau mondial du cancer », explique la Dre Harriet Rumgay, scientifique au CIRC et co-autrice de l’article.

La plupart de ces cancers pourraient en effet être évités grâce à des mesures de santé publique bien connues :

  • la vaccination contre le HPV et l’hépatite B ;
  • le dépistage et le traitement d’H.pylori et des hépatites virales ;
  • la prévention et la prise en charge du VIH ;
  • les programmes de dépistage des cancers liés au HPV (frottis, tests HPV).

Pourtant, ces interventions restent insuffisamment déployées dans de nombreuses régions du monde en raison de barrières financières, politiques et structurelles. En effet, plus des trois quarts de ces cancers surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où l’accès à la prévention et aux traitements reste inégal.

Les auteurs appellent donc à la « mise en œuvre à grande échelle de stratégies de prévention éprouvées ». Mais aussi à investir « dans de nouveaux outils de prévention, en particulier pour des infections telles que le virus d’Epstein-Barr, pour lesquelles des vaccins efficaces ne sont pas encore disponibles ».

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