Dans la pratique sportive, nos pieds encaissent, amortissent et propulsent. Mais lorsque la mécanique s’enraye, les douleurs s’accumulent et conduisent à l’arrêt de l’entraînement voire à des blessures plus graves au niveau de l'organisme, prévient Muriel Montenvert, présidente de l’Union française pour la santé du pied (UFSP). Dans ce cas, direction le cabinet de pédicurie-podologie.

En partenariat avec Destination Santé - 27 juin 2026 à 17:00 - Temps de lecture :

  •  en marche normale, chaque pas correspond à environ 1,2 à 1,5 fois le poids du corps.Photo Adobe Stock

    Pour mieux comprendre les contraintes supportées par les pieds au quotidien, quelques notions : en marche normale, chaque pas correspond à environ 1,2 à 1,5 fois le poids du corps.

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  • En course à pied, cette charge est multipliée par 2 pour atteindre 2 à 3 fois le poids du corps. Lors d’un sprint ou d’une descente rapide, elle peut grimper jusqu’à 4 à 5 fois le poids du corps. Photo Adobe Stock

    En course à pied, cette charge est multipliée par 2 pour atteindre 2 à 3 fois le poids du corps. Lors d’un sprint ou d’une descente rapide, elle peut grimper jusqu’à 4 à 5 fois le poids du corps. 

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  • Cors, durillons, ongles incarnés, ampoules, talalgies, fasciite plantaire, métatarsalgies (douleurs des métatarses), mais aussi syndrome de l’essuie-glace… l’ensemble forme un groupe de troubles impliquant les pieds souvent jugés mineurs face aux lésions sportives importantes. « Pourtant, leur impact est loin d’être négligeable, avertit Muriel Montenvert. Ils peuvent conduire à l’arrêt de l’entraînement, à des compensations dans les appuis ou à une diminution des performances. »Photo Adobe Stock

    Cors, durillons, ongles incarnés, ampoules, talalgies, fasciite plantaire, métatarsalgies (douleurs des métatarses), mais aussi syndrome de l’essuie-glace… l’ensemble forme un groupe de troubles impliquant les pieds souvent jugés mineurs face aux lésions sportives importantes. « Pourtant, leur impact est loin d’être négligeable, avertit Muriel Montenvert. Ils peuvent conduire à l’arrêt de l’entraînement, à des compensations dans les appuis ou à une diminution des performances. »

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Pour mieux comprendre les contraintes supportées par les pieds au quotidien, quelques notions : en marche normale, chaque pas correspond à environ 1,2 à 1,5 fois le poids du corps.

En course à pied, cette charge est multipliée par 2 pour atteindre 2 à 3 fois le poids du corps. Lors d’un sprint ou d’une descente rapide, elle peut grimper jusqu’à 4 à 5 fois le poids du corps. 

Il n’y a pas de petites douleurs….

Cors, durillons, ongles incarnés, ampoules, talalgies, fasciite plantaire, métatarsalgies (douleurs des métatarses), mais aussi syndrome de l’essuie-glace… l’ensemble forme un groupe de troubles impliquant les pieds souvent jugés mineurs face aux lésions sportives importantes. « Pourtant, leur impact est loin d’être négligeable, avertit Muriel Montenvert. Ils peuvent conduire à l’arrêt de l’entraînement, à des compensations dans les appuis ou à une diminution des performances. »

Par exemple, les hématomes sous-unguéaux (ecchymoses situées sous l’ongle), nécessitent une prise en charge rapide dans les 48-72 heures. « Dans ce cadre, indique-t-elle, j’utilise une turbine afin de réaliser une ouverture contrôlée de l’ongle, sans douleur, permettant l’évacuation du sang accumulé. Le soulagement obtenu est généralement immédiat. »

Pour leur part, les cors et les durillons résultent d’un épaississement cutané localisé. Ce phénomène apparaît fréquemment en lien avec un appui inadapté ou des chaussures mal ajustées. « En surface, signale la pédicure-podologue, il s’agit d’une accumulation de kératine ; en profondeur, cela traduit un déséquilibre biomécanique ou postural. Les enlever sans corriger l’origine revient à traiter un effet sans agir sur la cause. »

Lorsque les semelles orthopédiques s’imposent

De nombreuses douleurs et troubles sont rencontrés chez les sportifs, qui peuvent être soulagés par le port de semelles orthopédiques.

  • La périostite tibiale (inflammation du périoste, membrane qui recouvre l’os du tibia) se manifeste par une douleur vive le long du tibia ;
  • L’épine calcanéenne et l’aponévrosite plantaire d’insertion provoquent une douleur du talon ou sous la voûte. Elles sont liées à une inflammation de l’aponévrose plantaire, structure essentielle de la voûte du pied, et s’apparentent à une tendinite ;
  • Le syndrome fémoro-patellaire, ou syndrome rotulien, très courant chez les runners, se traduit par une douleur du genou liée à un mauvais alignement, entraînant des contraintes excessives entre la rotule et le fémur.

Des douleurs lombaires sont fréquemment associées à des déséquilibres posturaux ou à des chaussures inadaptées ;

  • « Le problème que je rencontre le plus souvent dans ma consultation est le syndrome de l’essuie-glace, remarque Muriel Montenvert, qui correspond à une douleur sur la face externe du genou. Il est lié à un frottement et à une irritation des structures tendino-fasciales qui stabilisent cette zone, un peu comme des “élastiques” soumis à des tensions excessives lors de la course. » Le genou joue un rôle central dans la statique et la dynamique du membre inférieur. Il subit à la fois les impacts au sol et les contraintes de stabilisation, en interaction constante avec la cheville et le bassin. Lorsqu’un déséquilibre apparaît dans cette chaîne, la surcharge se concentre sur la partie externe du genou et la douleur peut s’installer. Ces situations sont fréquentes chez les sportifs, notamment en course à pied. « Le traitement par semelles vise à corriger les déséquilibres d’appui, ajoute-t-elle. Chaque individu étant asymétrique, les corrections doivent l’être également. Les semelles sont donc adaptées de façon différenciée entre le côté droit et le côté gauche. De nombreux sportifs, y compris de haut niveau, utilisent des semelles afin d’optimiser leurs appuis et de limiter ce type de douleurs. » La professionnelle prévient : « il faut être prudent avec certaines chaussures dites correctrices vendues prêtes-à-l ’emploi dans le commerce, car elles proposent souvent des corrections symétriques, alors que la problématique est le plus souvent unilatérale. »

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