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- DMLA : un implant rétinien capable de rétablir une vision fonctionnelle commercialisé ...
Un implant rétinien pourrait redonner une vision fonctionnelle à des patients souffrant de la forme la plus fréquente de DMLA. Ce dispositif a montré des résultats encourageants lors d’un essai clinique mené, notamment, par une équipe française et est désormais commercialisé en Europe.
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 07:00 | mis à jour aujourd'hui à 07:25 - Temps de lecture :
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Principale cause de cécité dans le monde, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) survient généralement après 60 ans. Elle se caractérise par la destruction de la macula, cette partie centrale de la rétine, responsable de la vision fine et détaillée. La vision périphérique reste, elle, préservée.
Photo Adobe Stock
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Il existe deux formes de DMLA. La DMLA humide, ou exsudative, est liée à la formation de nouveaux vaisseaux sanguins anormaux sous la rétine, qui peuvent provoquer des fuites de sang ou de liquide et détériorer rapidement la vision centrale. La DMLA sèche (ou atrophique) demeure la forme la plus fréquente. Elle se caractérise par une dégradation progressive des cellules de la macula, entraînant généralement une perte irréversible de la vision centrale.
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Pour cette seconde forme, il n’existe pas de traitement au stade avancé. Mais une équipe internationale associant l’Institut de la Vision (Inserm/CNRS/Sorbonne Université), la Fondation Adolphe de Rothschild, l’Hôpital national des 15-20, l’université Stanford et la société Science Corporation a développé un système de neurostimulation, baptisé PRIMA, destiné à restaurer la vision chez ces personnes.
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Principale cause de cécité dans le monde, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) survient généralement après 60 ans. Elle se caractérise par la destruction de la macula, cette partie centrale de la rétine, responsable de la vision fine et détaillée. La vision périphérique reste, elle, préservée.
Il existe deux formes de DMLA. La DMLA humide, ou exsudative, est liée à la formation de nouveaux vaisseaux sanguins anormaux sous la rétine, qui peuvent provoquer des fuites de sang ou de liquide et détériorer rapidement la vision centrale. La DMLA sèche (ou atrophique) demeure la forme la plus fréquente. Elle se caractérise par une dégradation progressive des cellules de la macula, entraînant généralement une perte irréversible de la vision centrale.
Pour cette seconde forme, il n’existe pas de traitement au stade avancé. Mais une équipe internationale associant l’Institut de la Vision (Inserm/CNRS/Sorbonne Université), la Fondation Adolphe de Rothschild, l’Hôpital national des 15-20, l’université Stanford et la société Science Corporation a développé un système de neurostimulation, baptisé PRIMA, destiné à restaurer la vision chez ces personnes.
« Certains patients ont réussi à relire des textes »
En octobre 2025, les chercheurs avaient publié dans la revue New England Journal of Medicine les résultats d’une étude qui avait inclus 38 patients, recrutés dans 17 pays européens. Les volontaires, d’une moyenne d’âge de 79 ans, présentaient tous une vision très altérée. Sur les 32 patients qui ont achevé l’étude, 81 % ont vu leur vision s’améliorer significativement. À un an, 84,4 % des participants déclaraient pouvoir lire des lettres, des chiffres et des mots grâce au dispositif.
L’utilisation de PRIMA nécessite une période d’apprentissage et de rééducation. L’implant ne restitue pas une vision normale, mais une vision centrale artificielle permettant notamment à certains patients de reconnaître des lettres, des chiffres et des mots. « Certains patients ont réussi à relire des textes. Chacun peut imaginer le plaisir éprouvé par une personne aveugle lorsqu’elle retrouve de telles performances visuelles », expliquait en octobre 2025 le directeur de l’Institut de la Vision, Serge Picaud, à Sorbonne Université.
Ce dispositif, comment fonctionne-t-il ? PRIMA contourne les cellules de la rétine détruites par la maladie pour stimuler directement les cellules encore fonctionnelles et envoyer des signaux au cerveau. Les lunettes sont équipées d’une caméra miniature qui capte les images environnantes et transmet le flux vidéo à un ordinateur de poche. Un algorithme les améliore, puis le flux vidéo est converti en faisceaux de rayons infrarouges, projetés en temps réel sur un implant greffé sous la rétine. Ce dernier - une micropuce photovoltaïque de 2 mm × 2 mm, de 30 microns d’épaisseur, comprenant 378 électrodes - est destiné à remplacer les cellules photoréceptrices mortes. Il capte le signal infrarouge et stimule les cellules nerveuses voisines pour envoyer un message au cerveau. Le dispositif fonctionne sans fil.
Une commercialisation en Europe
Des effets indésirables graves (hypertension oculaire, décollement de la rétine, trou dans la macula...) sont survenus mais ils étaient anticipés et ont pu être traités rapidement. « Le bénéfice s’est révélé bien supérieur aux effets indésirables, soulignait auprès de l’Inserm José-Alain Sahel, auteur senior de cet article. C’est la première fois qu’un système permet à des patients ayant perdu la vision centrale de se remettre à lire des mots, voire des phrases, tout en préservant la vision périphérique », conclut-il.
Le 22 juillet 2026, Science Corporation annonçait la commercialisation en Europe de PRIMA, après l’obtention du marquage CE, dans le cadre du règlement de l’Union européenne relatif aux dispositifs médicaux. Le 22 septembre, l’entreprise annonçait que le dispositif était désormais prescrit et implanté par des médecins chez les patients éligibles. Toutefois, aucun calendrier n’est à ce jour connu pour la France.


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