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Le gouvernement fédéral serait prêt à lever l'interdiction de vendre les alcools des États-Unis, une éventualité qui à laquelle ne s'oppose pas la première ministre du Nouveau-Brunswick, qui y voit un levier dans la guerre commerciale qu'a lancée le président Trump.
En échange de cette concession, Ottawa demanderait aux États-Unis d'abandonner les droits de douane de 50 % qu'ils menacent d’imposer à partir du 19 août.
La vente d’alcool est de compétence provinciale. Au Nouveau-Brunswick, la première ministre, Susan Holt, ne s’oppose pas au retour des produits américains sur les étalages, mais précise que l’alcool est une monnaie d’échange.
On cherche l’élimination des tarifs douaniers, particulièrement sur le bois d’œuvre. On veut voir cette réduction des tarifs et, s’il y a un résultat, je suis ouverte à considérer la reprise des ventes d’alcool américain, mais pas sans quelque chose en retour qui ait une valeur pour les Néo-Brunswickois, Néo-Brunswickoises, a-t-elle déclaré.

Les succursales d'Alcool NB avaient retiré l'an dernier les produits américains des tablettes. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach
Susan Holt devait être au Vermont pour la conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’est du Canada, en fin de semaine.
Mais jeudi, Brunswick News a appris qu'elle avait décidé d’annuler ce déplacement.
Cela n’en valait plus la peine, selon elle.
C’est une question de valeur, pour le temps, et pour les dépenses, et pour les sujets, explique Susan Holt.
Elle dit que certains gouverneurs américains n'y seraient même pas. Il n’y avait pas de bonnes raisons d’être là quand je peux être ici, au Nouveau-Brunswick, [à] travailler sur les priorités, déclare la première ministre.
Une délégation néo-brunswickoise devrait quand même s'y rendre.


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