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La petite bouffe des frontières a entrepris la rénovation de sa cuisine et la mise aux normes du plancher de son entrepôt, dans l’espace que l’organisme loue au Centre communautaire Lionel-Charest de Pohénégamook.
Ça va nous permettre d'assurer une viabilité et une conformité de notre organisme vraiment à long terme, puis de pouvoir continuer notre approvisionnement pour réaliser nos services auprès de notre clientèle, explique Jane Breton, la directrice générale.
Elle souligne que, pendant les trois prochaines semaines, les dépannages seront très limités et réservés uniquement aux situations d’urgence majeure, parce que l’entrepôt a dû être vidé pour réaliser la réfection du plancher.

«Dans la cuisine, il s'agissait d'enlever un mur, ce qui va nous permettre d'avoir un local vraiment à pleine grandeur pour réaliser nos cuisines collectives», raconte Jane Breton.
Photo : Gracieuseté de La petite bouffe des frontières
L'organisme situé à Pohénégamook s'occupe du dépannage alimentaire pour la population de Saint-Athanase, Pohénégamook, Rivière-Bleue et Saint-Marc-du-Lac-Long, au Témiscouata, dans le secteur communément appelé le Transcontinental.
La petite bouffe des frontières intervient dans un des secteurs les plus défavorisés au Québec, mais aussi du Témiscouata. C'est sûr que notre organisme est essentiel. En même temps, on n'est pas capable d'aider autant qu'on voudrait tous les gens qui ont des besoins, se désole Jane Breton.
Explosion de la demande
L’organisme n’échappe pas à l’explosion de l’insécurité alimentaire qui touche la province.
C’est 15 à 25 ménages qui reçoivent de l'aide alimentaire chaque semaine à La petite bouffe des frontières. En 2022, l’organisme offrait 15 dépannages alimentaires par mois.

«Le plancher de l'entrepôt était vraiment désuet. Ça faisait plusieurs années que le MAPAQ nous disait qu'il comprenait notre situation financière, mais que c'était à faire, que ce n'était plus dans les normes», explique Jane Breton, la directrice générale.
Photo : Gracieuseté de La petite bouffe des frontières
Une douzaine de personnes au total participent aux deux activités de cuisine collective offertes mensuellement.
On développe aussi d'autres services, comme l'épicerie solidaire, une épicerie à faible coût accessible à tous. On collabore au projet Jardin partagé, aux frigos collectifs qui sont disponibles sur notre territoire, souligne la directrice générale.

L’organisme loue des espaces au Centre communautaire Lionel-Charest de Pohénégamook.
Photo : Gracieuseté de La petite bouffe des frontières
On a une serre pour générer des denrées, des fruits, des légumes qu'on va remettre dans les frigos, dans nos cuisines, dans les dépannages. On essaye vraiment de diversifier nos champs d'action pour avoir un impact le plus grand possible pour notre clientèle, ajoute-t-elle, fière de la créativité et de la résilience de l’organisme, qui doit faire toujours plus avec un budget limité.
Les travaux de mise à niveau du plancher de l’entrepôt et d’amélioration de la cuisine ont enfin pu être entrepris début mars grâce à une aide financière de 58 000 $ de Québec obtenue dans le cadre du Programme d'aide financière aux infrastructures jeunesse (PAFIJ).
Le projet est évalué à un total de 72 000 $.


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