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Renationalisations, logements sociaux, compétences des régions... Le nouveau Premier ministre britannique veut "manchesteriser" le Royaume-Uni

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Andy Burnham, rival de Keir Starmer au sein du Parti travailliste et maire de Manchester, doit devenir lundi le septième Premier ministre britannique en dix ans.

Publié le 20/07/2026 06:47 Mis à jour le 20/07/2026 06:47

Temps de lecture : 1min

Andy Burnham, en juillet 2026. (GARETH FULLER / MAXPPP) Andy Burnham, en juillet 2026. (GARETH FULLER / MAXPPP)

Seul candidat à la succession de Keir Starmer, Andy Burnham, l'une des figures travaillistes les plus populaires du pays, s'apprête à prendre les clefs de Downing Street, lundi 20 juillet, après avoir rencontré le roi Charles III, pour devenir le septième Premier ministre britannique en dix ans. Son style charismatique contraste avec celui de son prédécesseur Keir Starmer.

À 56 ans, ce fidèle du Parti travailliste, longtemps resté dans l'ombre, va enfin prendre sa revanche. Après avoir échoué deux fois à prendre la tête du Labour, c'est finalement loin de Londres qu'il se construit une stature nationale. Maire de Manchester pendant 10 ans, sa popularité explose pendant la pandémie de Covid, lorsqu'il refuse les restrictions imposées aux habitants, sans compensations financières. Un bras de fer avec le gouvernement de Boris Johnson qui lui vaudra le surnom de "roi du Nord".

Il est perçu comme le nouveau "Robin des bois" de la politique : celui qui défend les territoires oubliés face au pouvoir londonien. Connu pour être chaleureux, accessible, il cultive sur le terrain une image décontractée — souvent en tee-shirt et baskets, passionné de football, multipliant les bains de foule et les poignées de main — très éloignée des codes de Westminster.

Politiquement plus à gauche, Andy Burnham l'a dit, il veut redonner de l'espoir aux Britanniques. Il a promis d'incarner un parti authentiquement travailliste. Son ambition : "Manchesteriser" le Royaume-Uni. Autrement dit, donner davantage de compétences aux régions. Il promet même un "Downing Street du Nord", avec un siège du gouvernement installé hors de Londres.

Il veut aussi re-nationaliser certains services publics, réindustrialiser le pays et lancer la plus vaste opération de construction de logements sociaux depuis l'après-guerre. Une façon de renouer avec son électorat populaire dans les anciennes terres industrielles du nord. Ses détracteurs l'accusent d'être un excellent communicant, plutôt qu'un réformateur et rappellent que diriger Manchester n'est pas gouverner un pays endetté, avec des finances publiques sous pression.

Ses soutiens, eux, voient en lui l'homme capable de sauver le Labour après leur cuisante défaite aux élections locales. Et surtout de reprendre la bataille face à Nigel Farage et son parti anti-immigration Reform UK, avant les prochaines élections prévues en 2029.

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