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L’ancien magnat du transport maritime désigné par Pékin pour prendre la tête de la ville après la rétrocession de la colonie britannique à la Chine est mort à l’âge de 89 ans.
Le premier dirigeant de Hongkong après la rétrocession de la colonie britannique à la Chine en 1997, Tung Chee-hwa, est mort à l’âge de 89 ans, a annoncé son bureau, mercredi 9 septembre. Selon un communiqué, ce dernier « s’est éteint paisiblement en présence des membres de sa famille bien-aimée », mardi.
Ancien magnat du transport maritime, Tung Chee-hwa, né à Shanghai le 29 mai 1937 dans l’une des plus riches dynasties maritimes de Chine, avait été choisi par Pékin pour devenir le chef de l’exécutif dans ce territoire pendant huit ans. Il « a consacré sa vie, avec un engagement indéfectible, à être au service de la Nation et de la RAS [région administrative spéciale] de Hongkong. Ses contributions, marquées par l’intégrité, la compassion et la dignité, resteront dans les mémoires », a poursuivi son bureau.
Diplômé en 1960 en génie maritime à l’université de Liverpool, en Grande-Bretagne, il a travaillé aux Etats-Unis avant de rejoindre l’entreprise familiale à Hongkong en 1969. En 1985, M. Tung a intégré un comité chargé de contribuer à la rédaction de la Loi fondamentale, la mini-constitution de Hongkong qui régit l’ancienne colonie britannique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Il a progressé dans les appareils politiques, siégeant à la fois dans l’organe consultatif politique de Pékin et au gouvernement de Hongkong.
Un mandat tumultueux
Propulsé, à contrecœur, à la tête de Hongkong au moment crucial de la rétrocession en raison de ses liens étroits avec Pékin, Tung Chee-hwa a géré la transition de Hongkong de colonie britannique en territoire chinois, et a dû faire face à la crise financière asiatique, un chômage record et aux inquiétudes quant à l’ingérence de la Chine dans les affaires du territoire.
Il a aussi connu plusieurs crises politiques, comme en juillet 2003, lorsque 500 000 personnes ont manifesté contre des lois destinées à réprimer la subversion, proposées par la Chine, et auxquelles Hongkong a dû renoncer dans un premier temps. Un an plus tard, un demi-million de manifestants ont à nouveau défilé, cette fois pour réclamer la démocratie.
En décembre 2004, lui et son gouvernement ont été publiquement tancés par le président chinois Hu Jintao pour leur piètre bilan. M. Tung a quitté ses fonctions en 2005, deux ans avant la fin de son second mandat, invoquant des problèmes de santé et a été remplacé par son adjoint, Donald Tsang.
En retrait de la vie publique ces dernières années, il avait néanmoins exhorté les manifestants à rentrer chez eux, au moment des manifestations pro-démocratie de 2014 menées par des étudiants.
Le Monde avec AFP


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