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L’Angleterre, dont les élèves ont de meilleurs résultats que ceux du Pays de Galles, d’Irlande du Nord ou d’Ecosse, tire les résultats vers le haut.

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Il n’y a guère eu de triomphalisme au Royaume-Uni après l’annonce des performances, pourtant de bonne tenue, réalisées par les élèves britanniques dans l’enquête internationale PISA, menée auprès de jeunes âgés de 15 ans et publiée mardi 8 septembre. « Si nous avons de bons résultats par rapport à d’autres pays, le fait est que nous avons atteint un plateau », s’est contentée de déclarer Georgia Gould, la ministre d’Etat chargée des écoles au sein du ministère de l’éducation. Le pays se place pourtant parmi les dix premiers dans les trois domaines évalués : mathématiques, compréhension de l’écrit et sciences. Il est le seul pays européen, avec l’Estonie pour les matières scientifiques, et l’Irlande pour la lecture, à se hausser au-dessus de la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques, affichant même, en sciences, un score qui le hisse à la 8e place.

Certes, la ministre s’est dite déterminée à « s’appuyer sur ces bons résultats et à aller au-delà, pour que tous les jeunes finissent l’école avec de bonnes compétences en calcul, lecture et écriture », mais le fait est que les résultats globaux sur le Royaume-Uni cachent d’importantes disparités selon les nations constitutives, dont les gouvernements et les Parlements sont chargés de la politique éducative.

Ainsi l’Angleterre, qui dispose de programmes scolaires différents de ses trois voisins, affiche des performances largement supérieures à celles constatées au Pays de Galles, en Irlande du Nord et en Ecosse, et tire les résultats du Royaume-Uni vers le haut du tableau. Le Pays de Galles, qui avait déjà obtenu des résultats médiocres en 2022, se place sous la moyenne de l’OCDE. Pour la ministre de l’éducation galloise, Anna Brychan, ce constat « souligne notre besoin d’améliorer en priorité les niveaux en lecture et en mathématiques ».

Commentant ces disparités, Andreas Schleicher, directeur du département de l’éducation à l’OCDE, a estimé que l’Angleterre avait mené des « politiques éducatives cohérentes et constantes propices à l’obtention de bons résultats d’apprentissage (…). Ce n’est pas ce que nous avons constaté en Ecosse et au Pays de Galles ».

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