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TRIBUNE - Malgré les succès militaires obtenus en Iran, les États-Unis et Israël n’ont ni brisé le régime de Téhéran, ni réellement réduit son pouvoir de nuisance dans la région, analyse l’historien, pour qui cette impasse stratégique met en lumière un vide politique.
Passer la publicitéRan Halévi est directeur de recherche au CNRS et professeur au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron. Dernier livre paru : Le Chaos de la démocratie américaine (Gallimard, « Folio actuel », 2025).
Le conflit au Moyen-Orient, suspendu pour on ne sait combien de temps, démontre une fois encore qu’il est plus facile de commencer une guerre que d’y mettre fin. Surtout quand la conduite de cette guerre n’obéit pas à une stratégie lisible, face à un ennemi qui poursuit la sienne coûte que coûte. Pour l’Iran, avoir évité la défaite équivaut à une victoire. Pour les États-Unis et Israël, la survie du régime de Téhéran, de ses réserves d’uranium et d’une partie de son arsenal balistique représente un échec évident, mais prévisible : il était illusoire d’espérer les éradiquer à coups de bombardements aériens et d’assassinats ciblés, sans engager massivement des troupes au sol.
Cette guerre fait apparaître de bout en bout un contraste saisissant entre la débandade militaire…


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