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FIGAROVOX/ENTRETIEN - Selon un rapport d’Europol publié mi-juin, 12 attentats ont été commis ou déjoués par des militants radicalisés d’extrême gauche, contre 5 pour des militants d’extrême droite. Le directeur de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès décrypte cet écart.
Passer la publicitéChercheur associé à l’Iris, Jean-Yves Camus dirige l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès.
LE FIGARO. - Europol a publié en juin un rapport sur l’état de la menace terroriste en 2026, avec des données des années précédentes. Le document montre qu’en Europe, en 2025, 12 attentats ont été commis ou déjoués par des militants radicalisés d’extrême gauche, contre 5 pour des militants d’extrême droite. Pourquoi cet écart ?
Jean-Yves CAMUS. - L’enseignement principal que je tire de ce rapport, c’est la confirmation de quelque chose que l’on sait en France par les services de renseignement, à savoir que d’abord, les modus operandi évoluent à l’extrême gauche comme à l’extrême droite et qu’à l’extrême droite, on a une plus grande visibilité de ce que l’on appelle les théories «accélérationnistes», c’est-à-dire de ceux qui veulent créer une sorte de guerre civile, de chaos intérieur pour imposer ensuite leur agenda politique. À l’extrême gauche, on a une mouvance…


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