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CHRONIQUE - Après huit ans au pouvoir, la gestion calamiteuse de la vague migratoire qui a déferlé sur Ceuta pourrait bien constituer la faute de trop pour Pedro Sanchez.
Le 2 septembre, sur tout le territoire espagnol, plus de 200 manifestations se sont déroulées, rassemblant devant les mairies 100 000 à 150 000 personnes à Madrid, 25 000 à Valence, Séville ou Saragosse. Avec pour mots d’ordre la défense de la souveraineté espagnole sur l’enclave de Ceuta ainsi que la démission de Pedro Sanchez et l’organisation d’élections législatives anticipées.
Ainsi, la crise migratoire ouverte par l’afflux de 72 000 migrants à Ceuta les 30 et 31 juillet s’est transformée en crise humanitaire et sécuritaire dans l’enclave de 18,5 km2, où sont restés environ 10 000 migrants, dont 1 200 mineurs, qui font face à 80 000 habitants laissés à eux-mêmes par Madrid. La crise humanitaire et sécuritaire s’est muée en crise politique avec la légèreté du président du gouvernement espagnol, qui n’a rien modifié à ses vacances dans les Canaries, puis à Andorre, et s’est contenté de convertir les équipements publics de Ceuta en centres d’hébergement. La crise politique s’est élargie…


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